Le radon pour les propriétaires bailleurs canadiens et les immeubles locatifs (2026) : obligations, risques et bonnes pratiques

Flat-vector illustration of a multi-unit rental building with a key — radon obligations for Canadian landlords

Une note avant de commencer. Cet article présente de l'information générale sur la santé et la gestion des risques destinée aux propriétaires bailleurs et propriétaires immobiliers canadiens, tirée de Santé Canada, de la CARST, de l'Association canadienne du droit de l'environnement et de la Société canadienne du cancer. Il ne s'agit pas de conseils juridiques, fiscaux ou en matière de garantie. Le droit locatif résidentiel provincial et les normes propriétaire-locataire varient considérablement à travers le Canada. Consultez un avocat canadien qualifié en droit locatif de votre province avant de vous fier à cet article pour toute décision locative précise. Voir les avertissements complets au bas de la page.

Réponse rapide. Les propriétaires bailleurs canadiens sont généralement tenus de fournir des logements habitables en vertu des lois provinciales sur la location résidentielle. La ligne directrice résidentielle de Santé Canada pour le radon est de 200 Bq/m³ — et un taux de radon élevé dans un logement locatif peut engager les obligations d'habitabilité et (dans certaines provinces) des devoirs explicites en matière de santé et de sécurité. La bonne pratique pour tout propriétaire bailleur canadien : (1) tester chaque logement occupé régulièrement pour dormir ou travailler à l'aide d'un test à traces alpha à long terme (≥ 91 jours) reconnu par le C-NRPP au niveau habité le plus bas; (2) atténuer au-dessus de 200 Bq/m³ avec un entrepreneur certifié C-NRPP; (3) confirmer avec un test indépendant après atténuation; (4) tout documenter à des fins de responsabilité et d'assurance.

Si vous possédez un immeuble locatif canadien — une maison unifamiliale louée, un logement au sous-sol, un duplex, un triplex, un immeuble d'appartements ou un portefeuille de portes — le radon a sa place sur votre liste de gestion des risques. La plupart des cadres locatifs canadiens exigent que les propriétaires bailleurs maintiennent les logements dans un état « habitable » conforme aux normes de santé, de sécurité et de logement. Des tribunaux administratifs de plusieurs provinces ont statué qu'un taux de radon supérieur à la ligne directrice de Santé Canada de 200 Bq/m³ peut constituer une violation des normes d'habitabilité (Association canadienne du droit de l'environnement, 2019).

Autrement dit : même si aucune province canadienne n'a actuellement de loi précise imposant le dépistage du radon par les propriétaires bailleurs, l'obligation générale d'habitabilité qui s'applique déjà dans chaque province s'étend potentiellement au radon. Une fois qu'un locataire soulève la question — formellement ou informellement — refuser de tester, ou refuser d'atténuer après une lecture élevée connue, expose le propriétaire bailleur à des recours devant les tribunaux, à des dommages-intérêts possibles et (selon la structure du bail) à des demandes de réduction de loyer du locataire.

Ce guide passe en revue le cadre provincial, explique pourquoi le dépistage proactif par le propriétaire bailleur devient de plus en plus la bonne pratique par défaut, aborde la question de la divulgation et présente une démarche pratique étape par étape pour les propriétaires bailleurs qui veulent gérer le risque de radon de façon professionnelle dans l'ensemble de leur portefeuille.

En bref pour les propriétaires bailleurs canadiens

  • Toutes les provinces canadiennes exigent que les propriétaires bailleurs maintiennent les immeubles locatifs dans un état habitable conforme aux normes de santé, de sécurité et de logement. Plusieurs décisions administratives ont statué qu'un taux de radon supérieur à 200 Bq/m³ peut violer cette norme.
  • Aucune province canadienne n'a actuellement de loi précise imposant le dépistage du radon par les propriétaires bailleurs — mais l'obligation générale d'habitabilité peut s'appliquer dès que les locataires soulèvent la question.
  • La bonne pratique est de plus en plus le dépistage proactif : tester l'immeuble avant la mise en location (ou lors de la prochaine vacance), documenter le résultat et le divulguer s'il est élevé.
  • Une fois qu'un locataire soulève le radon comme préoccupation, refuser de tester crée une trace écrite que les propriétaires bailleurs préfèrent généralement éviter.
  • L'économie est avantageuse : à 89 $ par trousse de test à long terme, le dépistage du radon à l'échelle du portefeuille est l'un des investissements de gestion des risques les moins coûteux et les plus défendables dans la gestion d'immeubles locatifs au Canada. Commandez des trousses de test — 89 $ chacune, tout compris →

Table des matières

  1. Le cadre provincial d'habitabilité
  2. Ce que les tribunaux administratifs ont statué
  3. Vice caché matériel — la dimension de la divulgation
  4. Pourquoi le dépistage proactif par le propriétaire bailleur devient la norme par défaut
  5. Le plan de dépistage du portefeuille
  6. Divulgation : que dire aux locataires actuels et éventuels
  7. Atténuation : coût, financement et processus
  8. FAQ
  9. Avertissements
  10. Sources

Le cadre provincial d'habitabilité

Chaque province et territoire du Canada possède une législation sur la location résidentielle qui exige que les propriétaires bailleurs maintiennent les logements dans un état habitable. La formulation exacte varie, mais le fond est constant :

  • OntarioResidential Tenancies Act, 2006 : le propriétaire bailleur doit maintenir le logement « en bon état et propre à l'habitation » et se conformer aux « normes de santé, de sécurité, de logement et d'entretien ».
  • Colombie-BritanniqueResidential Tenancy Act : le propriétaire bailleur doit maintenir l'immeuble dans un état de décoration et de réparation conforme aux normes de santé, de sécurité et de logement.
  • AlbertaResidential Tenancies Act : le propriétaire bailleur est tenu de maintenir les lieux dans « un état conforme aux normes minimales de santé et de sécurité prescrites par la loi ».
  • QuébecCode civil du Québec : le locateur doit délivrer et maintenir le logement en bon état d'habitabilité (articles 1854-1855).
  • Autres provinces — des obligations comparables d'habitabilité et de santé-sécurité s'appliquent dans tous les régimes provinciaux et territoriaux de location résidentielle au Canada.

Où le radon intervient. Le droit administratif canadien considère qu'un taux de radon supérieur à la ligne directrice de Santé Canada de 200 Bq/m³ peut relever de ces obligations d'habitabilité — en particulier des volets « se conformer aux normes de santé, de sécurité et de logement ». Santé Canada a publié la ligne directrice de 200 Bq/m³ comme norme nationale de santé et de sécurité pour l'air intérieur résidentiel; les tribunaux peuvent — et l'ont fait — y référer dans leurs décisions locatives.

Aucune obligation légale précise concernant le radon. En date de mai 2026, aucune province canadienne n'a adopté de loi exigeant précisément que les propriétaires bailleurs testent le radon des immeubles locatifs selon un calendrier défini. (Le Bill 209: Radon Awareness and Testing Act de l'Alberta a été déposé, mais est mort au feuilleton en 2023 sans être adopté.) Mais l'absence d'une loi précise ne signifie pas que l'obligation générale d'habitabilité ne s'applique pas — elle s'applique, et le fardeau de la preuve dans tout litige locatif incombe généralement à la partie qui peut documenter sa position.


Ce que les tribunaux administratifs ont statué

Le rapport 2019 de l'Association canadienne du droit de l'environnement sur le droit et les politiques en matière de radon (un examen universitaire exhaustif du droit canadien du radon) résume clairement la situation pour les propriétaires bailleurs :

« Toutes les provinces et tous les territoires du Canada ont une législation propriétaire-locataire exigeant que les logements locatifs soient habitables et en bon état, des décideurs administratifs ayant statué que ces dispositions sont violées par des taux de radon supérieurs aux lignes directrices de Santé Canada. »

En pratique, des procédures initiées par des locataires devant les tribunaux provinciaux de location résidentielle (LTB de l'Ontario, RTB de la C.-B., RTDRS de l'Alberta, TAL du Québec, etc.) ont examiné des plaintes relatives au radon en vertu de la norme générale d'habitabilité. Les résultats varient selon la juridiction, selon la force de la preuve du locataire (un résultat de test à long terme analysé en laboratoire sur papier à en-tête d'un laboratoire canadien certifié C-NRPP est très différent d'une capture d'écran d'une application téléphonique) et selon la réponse du propriétaire bailleur (proactive ou réactive). Mais le principe général — qu'un taux de radon élevé peut constituer un problème d'habitabilité en vertu du droit locatif provincial — est bien établi.

Ce que cela signifie pour les propriétaires bailleurs : la question n'est pas de savoir si l'obligation existe en principe (elle existe probablement, compte tenu du cadre général d'habitabilité). La question est de savoir ce qui déclenche un litige précis et comment le propriétaire bailleur y répond. La position la plus nette pour un propriétaire bailleur est un historique de dépistage documenté montrant soit un résultat conforme à la ligne directrice, soit une atténuation documentée à la suite d'un résultat élevé.

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Vice caché matériel — la dimension de la divulgation

Pour les propriétaires bailleurs qui prévoient aussi vendre des immeubles locatifs (ou qui gèrent des logements qu'ils pourraient vendre un jour), il y a une dimension supplémentaire : le cadre de divulgation immobilière. Nous traitons ce sujet en détail dans notre Guide du radon en immobilier, mais voici les points pertinents pour les propriétaires bailleurs :

  • Colombie-Britannique — la BCFSA indique explicitement qu'un taux de radon supérieur à 200 Bq/m³ est un « vice caché matériel » que les courtiers immobiliers doivent divulguer par écrit lors d'une transaction immobilière. (BCFSA Radon Precautions Guidelines)
  • Alberta — la RECA affirme la même chose : un taux de radon supérieur à 200 Bq/m³ est un vice caché matériel exigeant divulgation, sauf si une atténuation a été installée. (RECA Property Considerations)
  • Ontario, Québec, autres provinces — la doctrine du vice caché s'applique par la jurisprudence et les directives des organismes provinciaux de réglementation immobilière; l'obligation de divulgation sous-jacente existe, même si la formalité « par écrit » varie selon la province.

Pourquoi c'est important pour les propriétaires bailleurs : une lecture de radon élevée connue dans un immeuble locatif suit l'immeuble lorsque vous le vendez. Si vous avez testé, constaté un taux de radon élevé et omis d'atténuer — il s'agit d'un vice caché matériel connu qui doit être divulgué aux acheteurs éventuels. Atténuer avant de mettre en vente (ou avant même de tester, si la maison est plus ancienne et que la géographie est à fort potentiel de radon) répond à l'obligation de divulgation.

Pour les propriétaires bailleurs actifs qui prévoient conserver leurs immeubles à long terme, c'est aussi une préoccupation prospective : vous finirez par vendre, et à ce moment-là, l'historique documenté du radon compte.


Pourquoi le dépistage proactif par le propriétaire bailleur devient la norme par défaut

Trois forces poussent le dépistage du radon par les propriétaires bailleurs canadiens vers le statut de « bonne pratique par défaut » :

1. La sensibilisation des locataires augmente. Santé Canada, la Société canadienne du cancer et les agences provinciales de santé publique ont toutes intensifié leurs messages de sensibilisation au radon au cours de la dernière décennie. Les locataires qui lisent ces documents soulèvent de plus en plus le radon comme préoccupation auprès des propriétaires bailleurs — formellement (par des plaintes devant les tribunaux locatifs) ou informellement (en demandant un dépistage). La réponse « je ne sais pas » qui satisfaisait les locataires en 2010 déclenche de plus en plus une escalade en 2026.

2. L'approche réactive coûte plus cher que l'approche proactive. Une fois qu'un locataire soulève le radon comme préoccupation formelle devant un tribunal locatif, les coûts du propriétaire bailleur comprennent généralement : les frais de tribunal et le temps juridique; le dépistage que le propriétaire bailleur doit de toute façon finir par faire (maintenant en contexte conflictuel); la réduction de loyer si le tribunal donne raison au locataire; le coût d'atténuation au besoin; et un possible préjudice à la réputation auprès des locataires actuels et futurs. L'approche proactive se limite au dépistage et à toute atténuation nécessaire — sans la lourdeur conflictuelle.

3. Le calcul est faible par rapport à la valeur du portefeuille. Le dépistage du radon à l'échelle du portefeuille à 89 $ par trousse à long terme figure parmi les investissements de gestion des risques les moins coûteux offerts dans la gestion d'immeubles locatifs au Canada. Un portefeuille de 10 immeubles coûte environ 890 $ à tester entièrement, avec des résultats valables 5 ans selon l'intervalle de retest de Santé Canada. Cela représente 178 $/an amorti — moins que ce qu'il en coûte pour défendre une seule plainte de locataire.

4. De plus en plus courant dans la divulgation immobilière. Une fois que vous vendez un immeuble locatif, le cadre de divulgation s'applique (voir ci-dessus). Les propriétaires bailleurs qui prévoient vendre — ou qui prévoient conserver et éventuellement vendre — profitent d'un historique de radon documenté et net.


Le plan de dépistage du portefeuille

Pour un propriétaire bailleur canadien avec un seul logement locatif, le plan se résume à « tester l'immeuble ». Pour les propriétaires bailleurs avec plusieurs logements dans plusieurs immeubles, voici une approche plus structurée :

Étape 1 : Inventorier et prioriser

  • Dressez la liste de votre portefeuille par type d'immeuble, région et occupation par les locataires.
  • Priorisez le dépistage selon :
    • Le profil géographique du radon : les immeubles dans les régions à fort potentiel de radon (Calgary, Winnipeg, Saskatoon, Halifax, Fredericton, Kelowna) testent en premier.
    • Le type de bâtiment : les maisons plus anciennes avec sous-sol complet loué comme espace habitable ont priorité sur les appartements aux étages supérieurs, où le radon tend à être plus faible.
    • Les périodes de vacance : planifiez le dépistage pendant une vacance ou avec le consentement du locataire (le test n'est pas invasif, mais exige que la trousse reste en place 91 jours ou plus).

Étape 2 : Tester (à long terme, 91 jours ou plus)

  • Utilisez la même trousse répertoriée C-NRPP dans tout le portefeuille pour une documentation cohérente. Les trousses tout compris à 89 $ de RadonTest.ca sont expédiées en volume à une seule adresse de propriétaire bailleur — trousse + envoi suivi + étiquette de retour Postes Canada prépayée et suivie + analyse en laboratoire canadien chez Lex Scientific.
  • Testez au niveau habité le plus bas de chaque logement (sous-sol s'il est habitable, sinon rez-de-chaussée).
  • Planifiez pendant la saison de chauffage (octobre à avril) pour la lecture la plus représentative.
  • Documentez l'emplacement (pièce, position dans la pièce, date de mise en place) pour vos dossiers.

Étape 3 : Documenter les résultats dans votre dossier

  • Conservez chaque rapport de laboratoire PDF dans un dossier par immeuble.
  • Bâtissez un simple chiffrier de suivi du portefeuille : adresse de l'immeuble, date du test, résultat en Bq/m³, mesure prise (aucune / atténuation / retest planifié).
  • Planifiez les retests selon le cycle de 5 ans de Santé Canada, ou après tout travail majeur de CVCA, de fondation ou de rénovation de sous-sol sur un immeuble.

Étape 4 : Atténuer les immeubles dont le test dépasse 200 Bq/m³

  • N'utilisez que des entrepreneurs en atténuation certifiés C-NRPP. Trouvez-en grâce à l'outil Trouver un professionnel du C-NRPP.
  • Coût d'atténuation canadien typique : 2 500 $ à 4 500 $ par logement. Les options de financement provinciales varient — les propriétaires bailleurs du Manitoba peuvent accéder au financement sur facture du Energy Finance Plan de Manitoba Hydro; les propriétaires bailleurs de la Saskatchewan peuvent être admissibles au Saskatchewan Home Renovation Tax Credit; les propriétaires bailleurs de constructions neuves en Ontario peuvent bénéficier d'une couverture de garantie Tarion pouvant atteindre 50 000 $ pour les constructions neuves admissibles; le programme national Lungs Matter peut offrir jusqu'à 1 500 $ par immeuble pour les propriétaires bailleurs canadiens admissibles.
  • Effectuez un test indépendant après atténuation pour confirmer que les taux sont sous 200 Bq/m³.

Étape 5 : Documenter et divulguer

  • Ajoutez le résultat après atténuation au dossier de l'immeuble.
  • Informez les locataires actuels de l'historique de dépistage et d'atténuation (la transparence bâtit la confiance et réduit le risque d'escalade).
  • Pour les locataires éventuels et les futurs acheteurs, l'historique documenté de dépistage et d'atténuation constitue votre position défendable.

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Divulgation : que dire aux locataires actuels et éventuels

La question de la divulgation pour les propriétaires bailleurs comporte trois volets :

1. Si vous n'avez jamais testé : il n'y a aucune obligation automatique de divulguer quelque chose que vous ignorez. Mais dès qu'un locataire pose la question, la réponse doit être véridique — « cet immeuble n'a pas été testé pour le radon » est la réponse honnête si c'est le cas. De plus en plus, les locataires avertis enchaîneront avec « peut-on le tester? » — moment où les propriétaires bailleurs profitent d'avoir un processus de dépistage planifié plutôt que d'improviser.

2. Si vous avez testé et que le résultat est à 200 Bq/m³ ou moins : la bonne pratique est de partager le rapport de laboratoire de façon proactive. Un résultat conforme à la ligne directrice documenté est positif — il retire entièrement la question des préoccupations du locataire.

3. Si vous avez testé et que le résultat dépasse 200 Bq/m³ : c'est le point chaud de la divulgation. L'obligation générale d'habitabilité exige probablement que vous y remédiez. La voie la plus nette est d'atténuer (coût typique de 2 500 $ à 4 500 $), de retester pour confirmer des taux sous 200 Bq/m³, puis de divulguer l'historique de dépistage et d'atténuation aux locataires actuels et éventuels. Omettre de divulguer un résultat élevé connu tout en continuant à louer l'immeuble est la position la plus risquée pour un propriétaire bailleur — tant pour les plaintes d'habitabilité que pour toute vente éventuelle où la doctrine du vice caché s'applique.

Pour le cadre de divulgation pancanadien sur les transactions immobilières précisément (pertinent lorsque vous vendez un immeuble locatif), consultez notre Guide du radon en immobilier. Pour les questions de divulgation propres à la location dans votre province, consultez un avocat canadien qualifié en droit locatif.


Atténuation : coût, financement et processus

Si un immeuble de votre portefeuille présente un résultat supérieur à 200 Bq/m³ :

Coût d'atténuation résidentielle canadien typique : 2 500 $ à 4 500 $ pour un système de dépressurisation sous la dalle installé par un entrepreneur certifié C-NRPP. Ces systèmes réduisent généralement le radon de jusqu'à 95 % (Santé Canada cite des réductions de plus de 80 %; la CARST cite jusqu'à 95 %). Les immeubles complexes (fondations multiples, grands sous-sols, sous-sols avec sortie de plain-pied) peuvent coûter davantage.

Options de financement provinciales et nationales pour les propriétaires bailleurs :

  • Manitoba : Energy Finance Plan de Manitoba Hydro — jusqu'à 5 000 $ en financement sur facture pour l'atténuation du radon par un entrepreneur certifié C-NRPP (clients résidentiels, petits commerces, fermes et clients saisonniers de Manitoba Hydro).
  • Saskatchewan : Saskatchewan Home Renovation Tax Credit — 10,5 % de jusqu'à 4 000 $ (ou 5 000 $ pour les aînés) en dépenses de rénovation admissibles, y compris l'atténuation du radon.
  • Constructions neuves en Ontario : couverture de garantie Tarion — jusqu'à 50 000 $ d'atténuation pour les constructions neuves admissibles dans leur fenêtre de garantie de 7 ans (convention de vente signée le 1er février 2021 ou après). Voir notre guide de réclamation Tarion.
  • National : programme Lungs Matter de l'Association pulmonaire du Canada — jusqu'à 1 500 $ pour l'atténuation des propriétaires canadiens admissibles (vérifiez l'admissibilité des propriétaires bailleurs directement auprès du programme).

Vérifiez l'admissibilité actuelle et les conditions des programmes directement auprès de chaque fournisseur avant de vous fier à ces chiffres. Les programmes changent selon les budgets provinciaux et les décisions de politique propres à chaque programme.

Important : après l'atténuation, effectuez un test de vérification indépendant (et non le test de mise en service de l'atténuateur lui-même) pour confirmer que le système a fonctionné. Ce document devient partie intégrante du dossier de l'immeuble et soutient toute divulgation future ou défense devant un tribunal.


FAQ

Les propriétaires bailleurs canadiens sont-ils tenus par la loi de tester le radon? Aucune obligation légale précise de dépistage du radon par les propriétaires bailleurs n'existe actuellement dans aucune province canadienne. Mais l'obligation générale d'habitabilité en vertu de la législation provinciale sur la location résidentielle s'étend probablement au radon — des tribunaux administratifs ont statué qu'un taux de radon supérieur à la ligne directrice de Santé Canada de 200 Bq/m³ peut violer les normes d'habitabilité. (Association canadienne du droit de l'environnement, 2019) La bonne pratique en 2026 est de plus en plus le dépistage proactif.

Que se passe-t-il si un locataire soulève le radon comme préoccupation? Vous devrez généralement y remédier. La réponse la plus nette est de tester (ou de partager un résultat de test existant si vous en avez un) et d'agir selon le résultat. La réponse « je ne sais pas et je ne vais pas le savoir » mène de plus en plus à des plaintes formelles devant les tribunaux locatifs — moment où le coût de résolution est bien plus élevé que le coût du dépistage en premier lieu.

Un locataire peut-il retenir son loyer en raison d'un taux de radon élevé? Cela dépend du droit locatif provincial et des particularités de la décision du tribunal locatif dans chaque cas. Les locataires ne peuvent généralement pas retenir leur loyer unilatéralement — ils doivent passer par les procédures provinciales. Mais un tribunal locatif peut ordonner une réduction de loyer rétroactivement s'il conclut que le propriétaire bailleur a violé l'obligation d'habitabilité. Consultez un avocat canadien en droit locatif de votre province pour les détails.

Un locataire peut-il tester l'immeuble lui-même? Oui. Un locataire peut acheter une trousse de test de radon (comme une trousse tout compris à 89 $ de RadonTest.ca) et tester le logement locatif à tout moment. Le résultat lui appartient et il peut le partager avec le propriétaire bailleur, le tribunal locatif ou le public — les propriétaires bailleurs n'ont aucun moyen légal d'empêcher le dépistage initié par le locataire. C'est une autre raison pour laquelle le dépistage proactif par le propriétaire bailleur est la position la moins risquée : il vaut mieux que le propriétaire bailleur contrôle le processus de dépistage et la documentation plutôt que le locataire.

Devrais-je tester avant de louer un nouvel immeuble? Bonne pratique : oui. Le dépistage avant la mise en location pendant une vacance est le scénario le plus simple — aucune implication du locataire, contrôle complet du propriétaire bailleur sur le processus, et un résultat de référence net qui suit l'immeuble. Si le dépistage avant la mise en location n'est pas faisable, la prochaine période de vacance est l'occasion naturelle.

Devrais-je divulguer le résultat du test aux locataires? Si à 200 Bq/m³ ou moins : bonne pratique de le partager de façon proactive. C'est positif. Si supérieur à 200 Bq/m³ : bonne pratique d'atténuer d'abord, puis de divulguer l'historique de dépistage et d'atténuation. Continuer à louer un immeuble avec un taux de radon élevé connu sans le divulguer crée une exposition importante pour le propriétaire bailleur. Si jamais testé : aucune obligation de divulgation automatique, mais répondez véridiquement si on vous le demande.

Qu'en est-il précisément des locataires de logements au sous-sol? Les locataires de logements au sous-sol ont des préoccupations d'exposition au radon particulièrement élevées, car les sous-sols présentent généralement plus de radon que les étages supérieurs (voir notre guide du radon dans les sous-sols). Pour les propriétaires bailleurs qui louent des logements au sous-sol, tester précisément le sous-sol est particulièrement important.

Qu'en est-il des propriétaires bailleurs d'immeubles d'appartements ou à logements multiples? Le même cadre général s'applique. Pour les grands immeubles à logements multiples, les profils de radon peuvent varier considérablement entre les logements du rez-de-chaussée (généralement plus élevés) et les logements des étages supérieurs (généralement plus faibles). La bonne pratique est de tester les logements du rez-de-chaussée dans tout l'immeuble et un échantillon de logements des étages supérieurs pour établir le profil de l'immeuble. La construction propre à l'immeuble (stationnements souterrains, salles mécaniques, systèmes de ventilation) peut aussi influencer le radon intérieur — consultez un professionnel de la mesure certifié C-NRPP pour les grands immeubles commerciaux ou multirésidentiels.

Le Code du bâtiment de ma province exige déjà une construction tenant compte du radon — cela ne veut-il pas dire que mon logement locatif de construction neuve est correct? Les codes du bâtiment provinciaux actuels exigent un « pré-équipement » (tuyau d'évent capuchonné + barrière contre les gaz du sol + périmètre scellé) qui rend l'atténuation future plus facile et moins coûteuse — ils ne réduisent pas activement le radon par eux-mêmes. Voir notre guide des codes du bâtiment canadiens. Les logements locatifs de construction neuve profitent tout de même d'un test pour confirmer que les éléments de construction font leur travail (ou pour repérer quand l'activation du pré-équipement est nécessaire).

Combien coûte le test d'un portefeuille? À 89 $ par trousse de test à long terme, le dépistage à l'échelle du portefeuille figure parmi les investissements de gestion des risques les moins coûteux dans la gestion d'immeubles locatifs au Canada. Un portefeuille de 10 immeubles coûte environ 890 $ à tester entièrement, avec des résultats valables 5 ans selon l'intervalle de retest de Santé Canada — environ 178 $/an amorti. Commandez des trousses pour votre portefeuille →

Où puis-je trouver un entrepreneur en atténuation certifié C-NRPP pour un immeuble locatif? Le répertoire Trouver un professionnel certifié du C-NRPP liste les professionnels de la mesure et de l'atténuation certifiés par région. La certification C-NRPP est la norme pour l'atténuation résidentielle du radon au Canada.


Testez votre portefeuille locatif — 89 $ par immeuble, tout compris

Le dépistage du radon du portefeuille est l'un des investissements les moins coûteux et les plus défendables dans la gestion des risques des immeubles locatifs au Canada. À 89 $ par trousse de test à long terme (valable 5 ans selon Santé Canada), un historique de dépistage et d'atténuation documenté et net protège les propriétaires bailleurs contre les plaintes d'habitabilité, soutient toute vente future et démontre une gestion immobilière professionnelle aux locataires actuels et éventuels.

RadonTest.ca — 89 $ tout compris (plus taxes applicables) par trousse. Trousse de test à traces alpha à long terme de 91 jours. Dispositif répertorié C-NRPP. Analysé chez Lex Scientific à Guelph, en Ontario — laboratoire canadien, répertorié C-NRPP, accrédité ISO/IEC 17025 par la CALA. Expédition canadienne suivie dans les deux sens. Rapports de laboratoire PDF écrits livrés dans votre boîte de réception.

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Avertissements importants

Pas de conseils juridiques, fiscaux ou en matière de garantie. Cet article fournit de l'information générale sur la santé et la gestion des risques destinée aux propriétaires bailleurs canadiens, tirée de documents publiquement accessibles de Santé Canada, de la CARST, de l'Association canadienne du droit de l'environnement, des cadres provinciaux de location résidentielle et de la Société canadienne du cancer. Il ne s'agit pas de conseils juridiques, fiscaux ni en matière de garantie et il ne remplace pas les conseils d'un avocat canadien qualifié en droit locatif de votre province. Le droit locatif résidentiel provincial et les normes propriétaire-locataire varient considérablement à travers le Canada. Consultez un avocat canadien qualifié en droit locatif de votre province avant de vous fier à cet article pour toute décision locative précise.

Statistiques et citations. Les énoncés sur les cadres provinciaux d'habitabilité au Canada reflètent la législation provinciale sur la location résidentielle publiquement accessible et l'Examen environnemental 2019 du droit et des politiques en matière de radon de l'Association canadienne du droit de l'environnement. Les énoncés sur les décisions des tribunaux administratifs reflètent la caractérisation publiée dans le rapport de la CELA. Les résultats précis de toute procédure locative individuelle dépendent des faits et du cadre provincial applicable au moment de la procédure.

Cadre de divulgation. Les énoncés sur les obligations de divulgation immobilière (BCFSA, RECA, OACIQ, NBREA, doctrine du vice caché de common law) reflètent les directives publiquement accessibles des organismes de réglementation. Les obligations précises pour toute transaction ou tout immeuble individuel dépendent des faits; consultez un avocat provincial qualifié en droit immobilier.

Coût d'atténuation. La fourchette de coût d'atténuation de 2 500 $ à 4 500 $ est un chiffre résidentiel canadien typique. Les coûts réels varient selon l'immeuble, la fondation, la complexité et l'entrepreneur.

Programmes de financement. Les énoncés sur les programmes de financement provinciaux et nationaux précis (Energy Finance Plan de Manitoba Hydro, Saskatchewan Home Renovation Tax Credit, garantie Tarion, Lungs Matter) reflètent l'information publiquement accessible sur les programmes. L'admissibilité, les conditions, les plafonds et la disponibilité des programmes peuvent changer. Vérifiez directement auprès de chaque programme avant de vous y fier pour votre budget d'atténuation. L'admissibilité des propriétaires bailleurs à certains programmes axés sur les propriétaires occupants (comme Lungs Matter) devrait être confirmée directement auprès du programme.

Aucune affirmation de diagnostic ou de traitement. RadonTest.ca vend des trousses de test de radon. Nous ne diagnostiquons, ne traitons ni ne prévenons aucune maladie.

Aucune garantie quant à l'exhaustivité. RadonTest.ca n'offre aucune garantie quant à l'exhaustivité ou à l'exactitude de l'information contenue dans le présent document et n'accepte aucune responsabilité pour les décisions prises sur la foi de cet article.


Sources et lectures complémentaires

Droit locatif canadien et droit du radon

Santé Canada / national

Organismes de réglementation provinciaux (pertinents pour la vente d'immeubles locatifs)

Programmes de financement provinciaux

Associations canadiennes

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