Le radon pour les locataires canadiens (2026) : ce qu'il faut savoir, ce que vous pouvez demander et ce que vous pouvez faire

Flat-vector illustration of an apartment building with one highlighted unit window — radon information for Canadian renters

Une note avant de lire. Cet article fournit des renseignements généraux sur la santé et les droits des locataires au Canada, tirés de Santé Canada, du CARST, de la BC Lung Foundation, de l'Association canadienne du droit de l'environnement, de la Société canadienne du cancer et des cadres provinciaux régissant la location résidentielle. Il ne constitue pas un avis médical, juridique ou en matière de location. Le droit provincial de la location résidentielle et les droits des locataires varient de façon importante d'un bout à l'autre du Canada. Consultez un avocat canadien qualifié en droit du logement (propriétaire-locataire) ou la ligne d'information aux locataires de votre province avant de vous fier à cet article pour toute décision précise relative à votre bail. Voir les avertissements complets au bas de la page.

Réponse rapide. Oui — en tant que locataire au Canada, vous pouvez acheter et installer un test de radon dans votre logement loué. Le test standard est un test à long terme à traces alpha de 3 mois (≥91 jours) dans le niveau habité le plus bas du logement (votre chambre s'il s'agit d'un logement au sous-sol). Il coûte environ 50 $ à 100 $ tout compris. Le seuil d'intervention de Santé Canada est de 200 Bq/m³. Si votre test dépasse cette valeur, votre propriétaire a généralement une obligation d'habitabilité en vertu de la loi provinciale sur la location résidentielle pour y remédier — habituellement par une atténuation effectuée par un entrepreneur certifié C-NRPP, aux frais du propriétaire. Documentez tout par écrit.

Si vous louez votre logement au Canada — un logement au sous-sol, une maison unifamiliale en location, un appartement, un duplex, un triplex — vous vous êtes peut-être demandé si le radon est une préoccupation pour vous et ce que vous pouvez faire (le cas échéant) en tant que locataire plutôt que propriétaire. Trois choses que tout locataire canadien devrait savoir :

Premièrement, les locataires peuvent tester leur logement pour le radon. Une trousse de test de radon à long terme est non invasive — il s'agit d'un petit détecteur en plastique laissé sur une tablette pendant 91 jours ou plus. Vous n'avez pas besoin de la permission du propriétaire bailleur pour tester l'air à l'intérieur de votre logement, bien qu'il soit généralement de bonne pratique de l'informer que vous le faites. Le test coûte 89 $ tout compris avec un fournisseur recourant à un laboratoire canadien.

Deuxièmement, le droit canadien propriétaire-locataire oblige généralement les propriétaires bailleurs à maintenir les logements loués dans un état habitable conforme aux normes de santé, de sécurité et de logement. Plusieurs tribunaux administratifs dans plusieurs provinces ont statué que des niveaux de radon supérieurs à la ligne directrice de Santé Canada de 200 Bq/m³ peuvent enfreindre cette obligation d'habitabilité — ce qui signifie que si vous testez, constatez un radon élevé et présentez le résultat documenté à votre propriétaire bailleur, celui-ci peut avoir l'obligation d'y remédier.

Troisièmement, le risque pour la santé lié au radon est à long terme, pas immédiat. Un résultat de test élevé ne signifie pas que vous devez déménager demain — Santé Canada présente lui-même le radon comme un risque de cancer du poumon à long terme, sur la durée de vie, qui prend des années d'exposition à se développer, et non comme une menace aiguë. Vous avez le temps de comprendre vos options, de parler à votre propriétaire bailleur et (au besoin) de consulter un avocat provincial qualifié en droit propriétaire-locataire.

Ce guide explique ce qu'est le radon et pourquoi les locataires devraient s'en soucier, comment les locataires peuvent tester leur logement, quelles sont probablement les obligations de votre propriétaire bailleur, quoi faire si votre logement dépasse 200 Bq/m³, et les considérations particulières pour les logements au sous-sol et les appartements.

En bref pour les locataires canadiens

  • Les locataires peuvent tester eux-mêmes leur logement pour le radon — une trousse de test à long terme est non invasive et coûte 89 $ tout compris. Informer votre propriétaire bailleur que vous testez est une bonne pratique, mais généralement pas une exigence légale.
  • Les propriétaires bailleurs canadiens doivent généralement maintenir les logements loués dans un état « habitable » — et des tribunaux administratifs ont statué que des niveaux de radon supérieurs à la ligne directrice de Santé Canada de 200 Bq/m³ peuvent enfreindre cette obligation.
  • Documentez le résultat avec un rapport de laboratoire d'un laboratoire canadien inscrit au C-NRPP. C'est le document qui appuie toute procédure devant un tribunal du logement ou toute communication formelle avec le propriétaire bailleur.
  • Les logements au sous-sol ont un radon plus élevé que les appartements aux étages supérieurs. Les locataires de logements au sous-sol ont des préoccupations d'exposition particulièrement élevées. Commandez une trousse de test de radon à long terme à 89 $ →
  • Le risque pour la santé lié au radon est à long terme, pas immédiat. Vous avez le temps de comprendre vos options avant de décider quoi faire.

Table des matières

  1. Pourquoi les locataires devraient se soucier du radon
  2. Les locataires peuvent-ils tester leur logement pour le radon?
  3. Devriez-vous informer votre propriétaire bailleur avant de tester?
  4. Quelles sont probablement les obligations de votre propriétaire bailleur
  5. Quoi faire si votre logement dépasse 200 Bq/m³
  6. Logements au sous-sol — considérations particulières
  7. Appartements et condos — considérations particulières
  8. FAQ
  9. Avertissements
  10. Sources

Pourquoi les locataires devraient se soucier du radon

Le réflexe du locataire est de se dire « je suis locataire, donc c'est le problème du propriétaire bailleur ». Pour le radon en particulier, ce n'est qu'en partie vrai — le risque de cancer du poumon à long terme est encouru par quiconque vit dans le logement, et non par celui qui le possède. Un locataire vivant pendant 5 à 10 ans dans un logement au sous-sol à radon élevé porte une part importante de l'exposition à vie qui produit le cancer du poumon induit par le radon. Le propriétaire du logement ne subit pas cette exposition (à moins qu'il y habite).

Trois faits établis par Santé Canada qui mettent cela en perspective :

  • Le radon est la principale cause de cancer du poumon chez les Canadiens qui n'ont jamais fumé, et la deuxième cause globale après le tabagisme. (Santé Canada — Le radon : ce que vous devez savoir)
  • Environ 1 maison canadienne sur 5 présente des niveaux de radon supérieurs à la ligne directrice de Santé Canada de 200 Bq/m³.
  • Le risque pour la santé est à long terme, pas immédiat — le radon ne rend personne « malade » aujourd'hui. Le risque est la probabilité accumulée de cancer du poumon sur la vie, au fil des années d'exposition.

Pour les locataires, cela compte surtout dans trois catégories :

  1. Les locataires de longue durée dans le même logement. Chaque année d'exposition élevée s'ajoute au risque à vie; un locataire qui reste 5 ans ou plus dans un logement à radon élevé encourt une exposition comparable à celle d'un propriétaire.
  2. Les locataires de logements au sous-sol. Les sous-sols ont un radon plus élevé que les étages supérieurs (voir notre article sur les sous-sols). Les locataires de logements au sous-sol vivent dans la partie de la maison ayant le radon le plus élevé — souvent sans propriétaire au-dessus d'eux partageant l'exposition.
  3. Les locataires avec enfants. Les enfants respirent plus rapidement par rapport à leur taille et ont de nombreuses décennies d'espérance de vie devant eux. L'exposition au radon à long terme commençant dans l'enfance s'accumule sur un horizon plus long.

À retenir pour les locataires : la question du radon vous concerne spécifiquement, peu importe qui possède le logement. Et comme l'explique la prochaine section, vous avez plus d'options que la plupart des locataires ne le réalisent.

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Les locataires peuvent-ils tester leur logement pour le radon?

Oui. Une trousse de test de radon à long terme est non invasive — il s'agit d'un petit détecteur en plastique que vous laissez sur une tablette ou une table dans le logement pendant 91 jours ou plus. Tester l'air à l'intérieur de votre logement ne nécessite la permission du propriétaire bailleur dans aucune province canadienne (tester l'air n'est pas une modification structurelle du logement, n'endommage rien et n'affecte pas les intérêts du propriétaire bailleur pendant la période de test).

Cela dit, il est de bonne pratique d'informer le propriétaire bailleur que vous testez, pour plusieurs raisons :

  • Cela démontre votre bonne foi — vous n'adoptez pas une attitude conflictuelle; vous répondez à une préoccupation de santé légitime qui vous touche en tant qu'occupant.
  • Cela peut inciter le propriétaire bailleur à gérer lui-même le test (ce qui signifierait qu'il paie le coût du test plutôt que vous).
  • Cela documente votre conduite raisonnable si le résultat est élevé et que la situation s'aggrave jusqu'à une procédure devant un tribunal du logement.
  • Cela ouvre le dialogue tôt — le propriétaire bailleur peut déjà avoir des résultats de tests antérieurs à votre emménagement, peut être ouvert à partager le coût ou peut vouloir coordonner les tests sur plusieurs logements.

Un simple message courriel au propriétaire bailleur pourrait se lire ainsi : « Bonjour [propriétaire], je prévois tester le logement loué pour le radon au cours des 91 prochains jours et plus. Le radon est un gaz radioactif d'origine naturelle pour lequel Santé Canada recommande de tester chaque maison canadienne. J'ai commandé une trousse de test à long terme; le test se déroulera du [date] jusqu'à environ le [date+91 jours]. Le détecteur est non invasif — il repose simplement sur une tablette. Je vous transmettrai le rapport de laboratoire une fois terminé. Faites-moi savoir si vous avez des questions. »

Si vous ne voulez pas en informer le propriétaire bailleur — et il existe certains scénarios où les locataires préfèrent raisonnablement la confidentialité jusqu'à l'obtention des résultats — vous n'y êtes pas légalement tenu. Mais une fois que vous avez un résultat, surtout s'il est élevé, la question de quoi en faire devient la question pertinente (abordée ci-dessous).


Devriez-vous informer votre propriétaire bailleur avant de tester?

La plupart des avocats en droit propriétaire-locataire et des défenseurs des locataires suggéreraient oui, avec discrétion. Les avantages décrits ci-dessus (bonne foi, ouverture du dialogue, possibilité de transférer le coût du test au propriétaire bailleur) l'emportent généralement sur les inconvénients. Le seul scénario courant où les locataires retardent raisonnablement l'information du propriétaire bailleur est si la relation locative est déjà conflictuelle (différends de réparation existants, différends de loyer, ou historique d'un propriétaire bailleur qui exerce des représailles contre les locataires qui soulèvent des problèmes).

Dans tous les cas : vous ne pouvez pas légalement être expulsé, voir votre loyer augmenté ou subir des représailles pour avoir testé votre logement pour le radon ou soulevé des préoccupations liées au radon — la loi provinciale sur la location dans chaque province canadienne interdit les actions de représailles des propriétaires bailleurs. Si vous subissez des actions défavorables de la part du propriétaire bailleur en réponse à une préoccupation de santé légitime, cela constitue en soi un motif de plainte auprès d'un tribunal du logement.

Pour des conseils précis sur la communication propriétaire-locataire dans votre province, communiquez avec la ligne d'information aux locataires de votre province — chaque province canadienne offre un service d'information aux locataires gratuit ou à faible coût.


Quelles sont probablement les obligations de votre propriétaire bailleur

Chaque province et territoire du Canada possède une législation sur la location résidentielle obligeant les propriétaires bailleurs à maintenir les logements loués dans un état « habitable » conforme aux normes de santé, de sécurité et de logement. La formulation exacte varie selon la province, mais le fond est constant. La Loi de 2006 sur la location à usage d'habitation de l'Ontario exige un « bon état d'entretien et propre à l'habitation »; le Residential Tenancy Act de la Colombie-Britannique exige la conformité aux « normes de santé, de sécurité et de logement »; le Code civil du Québec exige que le logement soit délivré et maintenu « en bon état d'habitabilité ». Des obligations comparables s'appliquent dans toutes les autres provinces.

Où entre le radon. L'examen universitaire de 2019 de l'Association canadienne du droit de l'environnement sur le droit canadien du radon résume la situation :

« Toutes les provinces et tous les territoires du Canada disposent d'une législation propriétaire-locataire exigeant que le logement locatif soit habitable et en bon état, des décideurs administratifs ayant statué que ces dispositions sont enfreintes par des niveaux de radon supérieurs aux lignes directrices de Santé Canada. » (CELA, 2019)

Conséquences pratiques pour les locataires ayant un résultat de test élevé documenté :

  • Le propriétaire bailleur a probablement l'obligation de remédier à la situation en vertu de la norme générale d'habitabilité.
  • Les tribunaux provinciaux de la location résidentielle peuvent entendre les plaintes des locataires concernant le défaut du propriétaire bailleur de remédier aux problèmes d'habitabilité.
  • Les résultats varient selon la province et la solidité de la preuve du locataire. Un résultat de test à long terme analysé en laboratoire, sur papier à en-tête d'un laboratoire canadien certifié C-NRPP, constitue une preuve beaucoup plus solide qu'une capture d'écran d'application téléphonique.
  • Les tribunaux du logement peuvent ordonner : une atténuation organisée par le propriétaire bailleur, une réduction de loyer rétroactive, la résiliation du bail sans pénalité, ou d'autres réparations selon la province.

Important — obtenez des conseils provinciaux qualifiés et spécifiques. Cet article fournit des renseignements généraux. Les droits et les recours précis du locataire dans votre situation dépendent de :

  • La législation sur la location résidentielle de votre province
  • Les faits précis de votre bail (modalités du bail, durée de la location, historique des communications)
  • La solidité de votre documentation de test
  • L'état actuel de la jurisprudence du tribunal du logement de votre province sur le radon

Avant d'engager une procédure formelle devant un tribunal du logement, consultez un avocat qualifié en droit propriétaire-locataire de votre province ou communiquez avec la ligne d'information aux locataires de votre province.

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Quoi faire si votre logement dépasse 200 Bq/m³

Pas de panique. L'orientation de Santé Canada est claire : le risque pour la santé lié au radon est à long terme, pas immédiat. Vous n'avez pas besoin de déménager aujourd'hui. Vous avez le temps de comprendre vos options et de décider quoi faire. Voici une séquence pratique :

Étape 1 : Vérifiez le résultat au besoin

Un seul test de 91 jours suffit généralement pour prendre une décision. Si le résultat est nettement supérieur à la ligne directrice (300 Bq/m³ et plus), il est fiable. Si vous êtes à la limite (180–220 Bq/m³), vous pouvez soit vous fier au test unique, soit faire un deuxième test à long terme lors d'une saison de chauffage subséquente pour confirmer.

Étape 2 : Transmettez le résultat à votre propriétaire bailleur, par écrit

Un rapport de laboratoire documenté en format PDF, envoyé par courriel, est le format le plus net. Un message simple :

« Bonjour [propriétaire], le test de radon à long terme dont je vous ai parlé [ou : le test de radon que j'ai effectué dans le logement] est revenu au-dessus de la ligne directrice de Santé Canada de 200 Bq/m³ — le résultat était de [X] Bq/m³. Le rapport de laboratoire est ci-joint. Santé Canada recommande l'atténuation pour les résultats supérieurs à 200 Bq/m³. En tant que [propriétaire bailleur/propriétaire du logement], veuillez me faire connaître votre plan pour y remédier. Je suis disposé à en discuter. »

Le rapport de laboratoire en PDF est le document qui :

  • Déclenche toute obligation du propriétaire bailleur d'agir en vertu du cadre d'habitabilité
  • Devient une preuve si une procédure devant un tribunal du logement est nécessaire
  • Documente votre conduite raisonnable en soulevant la préoccupation

Étape 3 : Donnez au propriétaire bailleur un délai raisonnable pour répondre

La plupart des propriétaires bailleurs répondront de manière constructive à un résultat de test documenté — le test et l'atténuation sont bien compris, le coût est gérable (2 500 $ à 4 500 $ pour une atténuation résidentielle canadienne typique), et le propriétaire bailleur comprend probablement que ne pas y remédier crée un risque en aval.

Si le propriétaire bailleur propose une voie (organiser l'atténuation par un entrepreneur certifié C-NRPP, possiblement avec la subvention Lungs Matter de 1 500 $ de l'Association pulmonaire du Canada ou un financement provincial), acceptez cette voie. Documentez tout par écrit.

Si le propriétaire bailleur refuse d'agir, ignore la demande ou propose des mesures inappropriées (p. ex., « ouvrez simplement les fenêtres », « on ne fera pas ça »), la situation passe à l'étape suivante.

Étape 4 : Si le propriétaire bailleur refuse d'agir — le tribunal provincial du logement

Dans chaque province canadienne, les locataires résidentiels peuvent déposer des plaintes auprès du tribunal provincial de la location résidentielle (LTB de l'Ontario, RTB de la Colombie-Britannique, RTDRS de l'Alberta, TAL du Québec, etc.) lorsque le propriétaire bailleur omet de se conformer à la norme d'habitabilité. Avant de déposer, communiquez avec la ligne d'information aux locataires de votre province pour obtenir des conseils gratuits sur le processus et les résultats probables.

Le processus général :

  • Déposez une plainte écrite auprès du tribunal provincial du logement approprié, en y joignant votre rapport de laboratoire sur le radon et la documentation de vos communications avec le propriétaire bailleur
  • Le tribunal fixera généralement une audience (le délai varie selon la province — de quelques semaines à quelques mois)
  • Le tribunal peut ordonner : une atténuation organisée par le propriétaire bailleur, une réduction de loyer (souvent rétroactive au moment où le propriétaire bailleur a été informé pour la première fois), la résiliation du bail sans pénalité, ou d'autres réparations
  • Les résultats varient selon la province et les faits du dossier

Étape 5 : Pendant que la situation se règle — réfléchissez à ce que vous pouvez faire entre-temps

Pendant que la résolution à plus long terme est en cours, il y a des choses que les locataires peuvent faire pour réduire l'exposition au quotidien :

  • Passez moins de temps dans les parties du logement où le radon est le plus élevé (généralement le sous-sol, le niveau le plus bas, ou toute pièce précise où le test était élevé)
  • Augmentez la ventilation lorsque c'est possible (ouvrez les fenêtres quand le temps le permet, faites fonctionner les systèmes VRC/VRE, faites fonctionner les ventilateurs de salle de bain et de cuisine)
  • Ne fumez pas à l'intérieur — la combinaison du tabagisme et d'un radon élevé augmente considérablement le risque de cancer du poumon
  • Envisagez une surveillance en continu — un moniteur de radon numérique approuvé par le C-NRPP peut vous donner une visibilité en temps réel sur la variation de votre exposition au quotidien; utile pour une réassurance à court terme en attendant l'atténuation

Ce sont des atténuations provisoires, pas des substituts à une dépressurisation sous la dalle adéquate. Mais elles peuvent réduire significativement l'exposition durant la fenêtre de quelques semaines à quelques mois avant l'installation de l'atténuation.


Logements au sous-sol — considérations particulières

Si vous louez un logement au sous-sol (ou un appartement de sous-sol avec fenêtres à hauteur du sol ou sortie de plain-pied), vous avez quelques considérations particulières :

Les sous-sols ont un radon mesurablement plus élevé que les étages supérieurs. Souvent de 2 à 5 fois plus élevé que le rez-de-chaussée de la même maison. La raison n'est pas que « le radon descend » — c'est la combinaison de la proximité de la source dans le sol, de l'effet de cheminée (l'air chaud qui monte crée une pression négative au niveau le plus bas) et d'un renouvellement d'air réduit. Voir notre guide sur le radon dans les sous-sols pour la physique complète.

Votre propriétaire bailleur habite probablement à l'étage (ou possède le logement supérieur). Cela signifie que l'exposition personnelle du propriétaire bailleur au radon présent dans le sous-sol est beaucoup plus faible que la vôtre. Un propriétaire bailleur dans cette situation peut ne pas avoir personnellement remarqué ou pris en compte le radon au sous-sol — le test est le moyen de rendre la situation visible.

Les locataires de logements au sous-sol ont un fondement d'habitabilité particulièrement clair. Un logement au sous-sol qui teste au-dessus de 200 Bq/m³ constitue un problème d'habitabilité spécifiquement pour le logement que vous louez. Le propriétaire bailleur ne peut pas raisonnablement plaider « mais l'étage est correct » — le logement que vous louez est celui qui doit respecter la norme.

L'atténuation est simple et efficace. La dépressurisation sous la dalle dans un logement au sous-sol coûte généralement 2 500 $ à 4 500 $ et réduit le radon de jusqu'à 95 % (Santé Canada cite des réductions de plus de 80 %; le CARST cite jusqu'à 95 %). Le système d'atténuation est installé dans votre logement, mais le coût et la sous-traitance relèvent de la responsabilité du propriétaire bailleur (en vertu de l'obligation d'habitabilité).

Pour les locataires de logements au sous-sol, un test proactif vaut particulièrement la peine. Un test à 89 $ maintenant répond à une question qui pourrait autrement rester sans réponse pendant des années.

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Appartements et condos — considérations particulières

Si vous louez un appartement dans un immeuble à logements multiples, votre situation par rapport au radon est quelque peu différente :

Les appartements aux étages supérieurs ont généralement moins de radon que les unités au rez-de-chaussée. Le radon entre par le contact avec le sol au niveau le plus bas de l'immeuble. Les étages supérieurs sont plus séparés de la source dans le sol (et ont moins d'intrusion de gaz du sol due à l'effet de cheminée dans leur espace immédiat). Cela est généralement vrai, bien que la construction précise de l'immeuble (stationnements souterrains, salles mécaniques, CVCA centralisé) puisse affecter des unités précises.

Les appartements au rez-de-chaussée et les unités au niveau du sous-sol dans les immeubles à logements ont un potentiel d'exposition plus élevé — une dynamique semblable aux sous-sols des maisons unifamiliales.

Le test des aires communes compte. Si votre immeuble à logements a un stationnement souterrain, un gym, un espace d'entreposage ou une buanderie commune que vous utilisez, ces aires peuvent avoir un radon élevé même si votre unité précise n'en a pas. Tester votre unité précise est le bon point de départ pour votre exposition personnelle.

La situation du propriétaire bailleur/de la gestion immobilière est différente. Dans un immeuble à logements, la société de gestion immobilière (ou le propriétaire de l'immeuble) est l'interlocuteur pertinent pour les problèmes d'habitabilité, et non un propriétaire bailleur individuel. Le même cadre général s'applique (le droit provincial canadien sur la location exige l'habitabilité), mais le déroulement de la conversation est différent — il passe généralement par le bureau de gestion immobilière de l'immeuble.

Les locations de condos comportent une couche supplémentaire. Si vous louez une unité de condo (où le propriétaire de l'unité est votre propriétaire bailleur, mais où le syndicat de copropriété possède l'immeuble), certains problèmes de radon peuvent devoir impliquer le syndicat de copropriété en plus du propriétaire de votre unité — particulièrement tout ce qui concerne l'atténuation des aires communes. Pour les questions de location de condo spécifiquement, consultez un avocat qualifié en droit propriétaire-locataire de votre province.


FAQ

Puis-je tester mon logement pour le radon sans la permission de mon propriétaire bailleur? Oui. Une trousse de test de radon à long terme est non invasive — il s'agit d'un petit détecteur en plastique laissé sur une tablette pendant 91 jours ou plus. Tester l'air à l'intérieur de votre logement ne nécessite la permission du propriétaire bailleur dans aucune province canadienne. Cela dit, la bonne pratique est d'informer le propriétaire bailleur que vous testez pour les raisons décrites ci-dessus.

Mon propriétaire bailleur est-il tenu de corriger un radon élevé? Probablement oui, en vertu de l'obligation générale d'habitabilité qui s'applique dans chaque province canadienne. Plusieurs tribunaux administratifs ont statué que des niveaux de radon supérieurs à la ligne directrice de Santé Canada de 200 Bq/m³ peuvent enfreindre la norme d'habitabilité. (CELA, 2019) L'obligation précise du propriétaire bailleur dans votre situation dépend de la loi sur la location de votre province et des faits de votre bail — consultez un avocat qualifié en droit propriétaire-locataire de votre province.

Mon propriétaire bailleur peut-il m'expulser pour avoir testé ou soulevé des préoccupations liées au radon? Non. La loi provinciale sur la location dans chaque province canadienne interdit les actions de représailles des propriétaires bailleurs contre les locataires qui soulèvent des préoccupations légitimes de santé, de sécurité ou de réparation. Une expulsion ou une augmentation de loyer en représailles à la suite d'une plainte de radon d'un locataire constituerait elle-même un motif de plainte auprès d'un tribunal du logement.

Mon logement a testé à 350 Bq/m³. Devrais-je déménager? Pas nécessairement — et pas immédiatement. Le risque pour la santé lié au radon est à long terme, pas immédiat (Santé Canada est explicite à ce sujet). Vous avez le temps de transmettre le résultat à votre propriétaire bailleur, de lui donner un délai raisonnable pour répondre et d'engager des procédures devant un tribunal du logement au besoin. L'atténuation (qui relèverait de la responsabilité du propriétaire bailleur en vertu du cadre d'habitabilité) réduit généralement le radon de jusqu'à 95 % à un coût de 2 500 $ à 4 500 $ — important, mais pas insurmontable. La plupart des situations se règlent par une atténuation organisée par le propriétaire bailleur plutôt que par un déménagement du locataire.

Mon logement a testé à 220 Bq/m³ — juste au-dessus de la limite. Cela vaut-il la peine d'agir? Oui. La ligne directrice de Santé Canada est de 200 Bq/m³, et 220 est au-dessus. La solidité de votre dossier d'habitabilité en vertu de la loi provinciale sur la location suit généralement la ligne directrice publiée, et non votre perception subjective de la « gravité » du résultat. Documentez le résultat, transmettez-le au propriétaire bailleur et ayez la conversation.

Puis-je retenir mon loyer à cause d'un radon élevé? Généralement non — la loi provinciale canadienne sur la location ne permet habituellement pas aux locataires de retenir unilatéralement le loyer. La bonne voie est de documenter le problème, de le soulever auprès du propriétaire bailleur et (s'il n'est pas résolu) de déposer une plainte auprès du tribunal provincial de la location résidentielle. Les tribunaux du logement peuvent ordonner une réduction de loyer rétroactivement s'ils concluent que le propriétaire bailleur a enfreint l'obligation d'habitabilité, mais le processus doit passer par le tribunal, et non par une réduction unilatérale du loyer. Consultez un avocat qualifié en droit propriétaire-locataire de votre province ou la ligne d'information aux locataires de votre province pour des conseils propres à votre province.

Que faire si mon propriétaire bailleur ouvre simplement les fenêtres ou installe un ventilateur au lieu d'une atténuation adéquate? Ouvrir les fenêtres réduit temporairement le radon, mais ce n'est pas une solution à l'année dans les hivers canadiens. Un simple « ventilateur d'extraction » n'est pas non plus une atténuation adéquate du radon. L'atténuation adéquate du radon au Canada est la dépressurisation sous la dalle installée par un entrepreneur certifié C-NRPP — le système extrait activement le gaz du sol de sous la fondation. Si le propriétaire bailleur propose des mesures inadéquates et qu'un test de suivi montre toujours un radon élevé, vous avez des motifs pour escalader.

Où puis-je acheter une trousse de test de radon à long terme? RadonTest.ca offre une trousse à long terme à 89 $ tout compris — trousse + envoi suivi + étiquette de retour prépayée et suivie de Postes Canada + analyse dans un laboratoire canadien inscrit au C-NRPP. Rapport de laboratoire en PDF livré dans votre boîte de réception après l'analyse. La trousse est livrée à l'adresse de votre logement loué; vous n'avez pas besoin de l'implication du propriétaire bailleur pour la commander ou la recevoir.

Mon logement au sous-sol a un radon élevé et mon propriétaire bailleur habite à l'étage. Il dit que ça ne l'affecte pas. Quelle est ma position? Solide. Le logement que vous louez est celui qui doit respecter la norme d'habitabilité. Le propriétaire bailleur ne peut pas raisonnablement plaider que son logement étant correct excuse le vôtre d'être au-dessus de la ligne directrice. Consultez un avocat qualifié en droit propriétaire-locataire de votre province — les locataires de logements au sous-sol ont un fondement d'habitabilité particulièrement clair, car le logement loué est celui qui présente le problème.

Je loue un appartement au 12e étage. Dois-je tester? Les appartements aux étages supérieurs ont généralement moins de radon que les unités au rez-de-chaussée ou au sous-sol, mais les immeubles individuels varient selon la construction (stationnements souterrains, salles mécaniques, acheminement du CVCA centralisé). Tester votre unité précise confirme la situation — si vous passez beaucoup de temps à la maison, le rapport coût-bénéfice est solide même avec un risque attendu plus faible. Commandez une trousse →

Où puis-je obtenir des conseils provinciaux gratuits ou à faible coût sur la location? Chaque province canadienne offre un service de conseils aux locataires — généralement gratuit ou à faible coût. Quelques exemples (vérifiez les coordonnées actuelles) :

  • Ontario : Commission de la location immobilière (LTB), divers centres juridiques communautaires
  • Colombie-Britannique : Tenant Resource and Advisory Centre (TRAC), Residential Tenancy Branch
  • Alberta : Centre for Public Legal Education Alberta (CPLEA), RTDRS
  • Québec : Tribunal administratif du logement (TAL)
  • Autres provinces : recherchez « [province] tenancy advice » ou « [province] tenant rights »

Testez votre logement loué — 89 $, tout compris, sans implication du propriétaire bailleur

La chose la plus utile qu'un locataire canadien puisse faire au sujet du radon est de commander une trousse de test à long terme à 89 $, de placer le détecteur dans son logement pendant 91 jours ou plus, de le renvoyer par la poste et de lire le résultat. À partir de là, vous disposez de l'information documentée nécessaire pour agir — qu'il s'agisse de « le résultat est correct et je peux arrêter de me poser des questions » ou de « le résultat est élevé et le propriétaire bailleur doit y remédier ».

RadonTest.ca — 89 $ tout compris (plus les taxes applicables). Trousse de test à traces alpha à long terme de 91 jours. Dispositif inscrit au C-NRPP. Analysé chez Lex Scientific à Guelph, en Ontario — laboratoire canadien, inscrit au C-NRPP, accrédité ISO/IEC 17025 par la CALA. Expédition canadienne suivie dans les deux sens. Rapport de laboratoire écrit en PDF livré dans votre boîte de réception.

Commander — 89 $ →


Avertissements importants

Ne constitue pas un avis médical, juridique ou en matière de location. Cet article fournit des renseignements généraux sur la santé et les droits des locataires au Canada, tirés de documents accessibles au public de Santé Canada, du CARST, de la BC Lung Foundation, de l'Association canadienne du droit de l'environnement, de la Société canadienne du cancer et des cadres provinciaux régissant la location résidentielle. Il ne s'agit pas d'un avis médical, d'un avis juridique ou d'un avis en matière de location, et il ne remplace pas l'avis d'un avocat canadien qualifié en droit du logement (propriétaire-locataire) ou d'un service provincial qualifié d'information aux locataires. Le droit provincial de la location résidentielle et les droits des locataires varient de façon importante d'un bout à l'autre du Canada. Consultez un avocat canadien qualifié en droit du logement (propriétaire-locataire) de votre province avant de vous fier à cet article pour toute décision précise relative à votre bail, en particulier avant d'engager une procédure formelle devant un tribunal du logement.

Statistiques et citations. Les affirmations concernant les cadres provinciaux canadiens d'habitabilité reflètent la législation provinciale sur la location résidentielle accessible au public et l'Examen environnemental du droit et des politiques sur le radon de 2019 de l'Association canadienne du droit de l'environnement. Les affirmations concernant les décisions des tribunaux administratifs reflètent la caractérisation publiée dans le rapport de la CELA. Les résultats précis de toute procédure individuelle de location dépendent des faits et du cadre provincial applicable au moment de la procédure.

Citations de Santé Canada. Les affirmations concernant les niveaux de radon, la ligne directrice de 200 Bq/m³ et le cadrage du risque pour la santé comme étant à long terme et non immédiat reflètent la fiche d'information Le radon : ce que vous devez savoir (2025) de Santé Canada. Les sources mettent à jour les chiffres publiés périodiquement.

Coût de l'atténuation. La fourchette de coût d'atténuation de 2 500 $ à 4 500 $ est un chiffre résidentiel canadien typique. Les coûts réels varient selon le logement, la fondation, la complexité et l'entrepreneur. Santé Canada cite des réductions par l'atténuation de plus de 80 %; le CARST cite jusqu'à 95 %.

Conseils provinciaux sur la location. Cet article ne constitue pas un avis en matière de location pour une province précise. Les locataires qui cherchent des conseils précis devraient consulter un avocat qualifié en droit propriétaire-locataire de leur province ou communiquer avec la ligne d'information aux locataires de leur province.

Aucune allégation de diagnostic ou de traitement. RadonTest.ca vend des trousses de test de radon. Nous ne diagnostiquons, ne traitons ni ne prévenons aucune maladie.

Aucune garantie quant à l'exhaustivité. RadonTest.ca n'offre aucune garantie quant à l'exhaustivité ou à l'exactitude des renseignements contenus dans le présent document et décline toute responsabilité pour les décisions prises en s'y fiant.


Sources et lectures complémentaires

Droits des locataires et droit canadien du radon

Santé Canada / national

Associations canadiennes

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