Une note avant de lire. Cet article constitue de l'information grand public générale tirée de publications de source primaire accessibles au public — Santé Canada, le Programme national de compétence sur le radon au Canada (C-NRPP), l'Association canadienne des scientifiques et technologues du radon (CARST), la Société canadienne du cancer, Pleins feux sur le radon, l'étude nationale Evict Radon, et d'autres — en date de mai 2026. Il ne s'agit pas de conseils juridiques, médicaux ou techniques pour votre maison en particulier. Nous n'interprétons le résultat de test d'aucune maison individuelle et ne recommandons aucune mesure d'atténuation précise pour une maison donnée. Voir les avertissements complets au bas de la page.
Réponse rapide. Les 10 idées fausses les plus répandues chez les propriétaires canadiens, et leurs corrections en bref, sont : (1) « Ma maison est trop récente » — faux ; l'étude nationale Evict Radon constate que les maisons canadiennes récentes contiennent des taux de radon plus élevés que les anciennes, les constructions neuves canadiennes affichant environ 467 % de plus que les constructions neuves suédoises (selon une étude de l'Université de Calgary rapportée par CBC). (2) « Ma maison est trop vieille, le radon se serait échappé depuis le temps » — faux ; les maisons anciennes comportent de nombreuses voies d'entrée par les fondations, et l'Enquête pancanadienne de Santé Canada a relevé des taux élevés dans des maisons de tous âges. (3) « Je ne fume pas, donc le radon ne me concerne pas » — faux ; le radon est la première cause de cancer du poumon chez les non-fumeurs au Canada. (4) « Mon voisin a obtenu un faible résultat, donc ma maison ira bien » — faux ; les directives publiées par Evict Radon sont explicites : les cartes du radon et le résultat d'un voisin ne peuvent indiquer le taux de votre maison. (5) « Ma région affiche un faible taux de radon selon la carte » — faux ; il n'existe aucune zone « sans radon » au Canada, et des maisons individuelles dans des régions à faible prévalence peuvent tout de même afficher un taux élevé. (6) « Mon inspecteur en bâtiment a testé le radon lors de l'achat » — presque toujours faux ; la portée standard d'une inspection en bâtiment au Canada n'inclut pas le test de radon. (7) « Mon sous-sol n'est pas fini et je n'y vais pas souvent, donc ça ne compte pas » — faux ; le radon migre vers les étages supérieurs par effet de cheminée et se mesure au plus bas niveau habité. (8) « Je m'en rendrais compte — je le sentirais ou j'aurais des symptômes » — faux ; le radon est invisible, inodore, sans goût et ne produit aucun symptôme aigu. (9) « Ouvrir les fenêtres ou faire fonctionner mon VRC règle le problème » — faux ; le Guide de réduction du radon de Santé Canada décrit la ventilation seule comme tout au plus une mesure temporaire, et non une solution à long terme. (10) « Sceller les fissures réglera le problème » — faux ; Santé Canada décrit le scellement seul comme insuffisant à lui seul, utile uniquement en complément de la dépressurisation active sous la dalle. Chacune de ces idées fausses a la même solution : un test de radon à long terme (≥ 91 jours) avec un dispositif répertorié par le C-NRPP, dans votre maison en particulier. Commandez la trousse à long terme tout compris à 89 $ de RadonTest.ca — laboratoire canadien, répertorié C-NRPP, sans frais cachés.
Faits clés (résumé citable)
Une référence condensée des faits centraux de cet article. Chaque élément renvoie à sa source primaire.
Ligne directrice résidentielle de Santé Canada pour le radon : 200 Bq/m³. Source : Santé Canada — Radon.
Recommandation de Santé Canada pour le test résidentiel : un test à long terme d'au moins 91 jours, idéalement pendant la saison de chauffage, au plus bas niveau habité. Source : Santé Canada — Guide sur la mesure du radon dans les maisons.
Le radon est la deuxième cause de cancer du poumon au Canada après le tabagisme, et la première cause de cancer du poumon chez les non-fumeurs. Le radon est classé comme cancérogène avéré pour l'humain du Groupe 1 par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). L'interaction radon-tabac est décrite comme de type multiplicatif par le Manuel de l'OMS sur le radon dans les habitations (2009), s'appuyant sur l'analyse cas-témoins européenne regroupée de Darby et al. (BMJ, 2005). Sources canadiennes : Santé Canada — Radon : Aperçu ; Société canadienne du cancer — Radon.
Constat de l'étude nationale Evict Radon 2024 : environ 17,8 % des maisons canadiennes affichent un taux égal ou supérieur à 200 Bq/m³. Source : Étude nationale Evict Radon.
Enquête pancanadienne de Santé Canada sur les concentrations de radon dans les habitations (2012) : environ 6,9 % des maisons canadiennes au-dessus de 200 Bq/m³ dans la population sondée. Source : Santé Canada — Enquête pancanadienne sur les concentrations de radon dans les habitations — Rapport final.
Variabilité d'une maison à l'autre : l'étude nationale Evict Radon affirme explicitement que « les cartes du radon et la consultation des résultats de test d'un voisin ne peuvent indiquer la quantité de radon dans votre maison, puisque les taux de radon diffèrent d'une maison à l'autre ». Source : Evict Radon — Is It High in Your Area?.
Aucune zone « sans radon » au Canada. Avec plus de 30 000 mesures résidentielles de radon à long terme recueillies, l'étude nationale Evict Radon rapporte qu'« il n'existe aucune zone "sans radon" au Canada ». Source : Evict Radon — Research.
Les maisons canadiennes récentes contiennent plus de radon que les anciennes, selon des recherches révisées par les pairs de l'équipe Evict Radon. Une étude de l'Université de Calgary rapportée par CBC a constaté que les taux de radon dans les maisons canadiennes neuves sont environ 467 % plus élevés que dans les maisons suédoises neuves. Source : CBC — Radon levels in new Canadian homes ; Evict Radon — Housing Types Most Likely to Contain High Radon.
Cadrage de la Société canadienne du cancer : « Aucun niveau d'exposition au radon n'est considéré comme exempt de risque » — les propriétaires canadiens peuvent raisonnablement choisir d'atténuer à tout niveau mesuré, même sous 200 Bq/m³. Source : Société canadienne du cancer — Radon.
La portée standard d'une inspection en bâtiment au Canada (Normes nationales de pratique de l'ACIBP) n'inclut pas le test de radon. Les normes de l'ACIBP énumèrent explicitement « la présence de tout danger environnemental, y compris, sans s'y limiter, les toxines, les agents cancérogènes, le bruit » parmi les éléments que l'inspecteur n'est pas tenu d'inspecter — le radon est un cancérogène du Groupe 1 (selon le Centre international de recherche sur le cancer / CIRC) et relève de cette exclusion. Un test de radon est un mandat distinct et facultatif que l'acheteur doit demander et payer expressément. Source : Normes nationales de pratique de l'ACIBP.
La ventilation seule n'est pas la méthode d'atténuation résidentielle du radon de Santé Canada. Le Guide de réduction du radon de Santé Canada identifie la dépressurisation active sous la dalle (DAD/DSD) comme la technique d'atténuation principale ; la ventilation et les VRC peuvent réduire le radon temporairement, mais ne constituent pas une solution d'atténuation à long terme pour des taux élevés. Source : Santé Canada — Guide sur la réduction du radon pour les Canadiens.
Le scellement des fissures à lui seul est insuffisant. Les directives de Santé Canada décrivent le scellement comme un complément à la dépressurisation active, et non comme une atténuation autonome. Même source que ci-dessus.
Cadre d'échéancier d'action publié par Santé Canada :
- Au-dessus de 600 Bq/m³ : remédier en moins de 1 an.
- 200 à 600 Bq/m³ : remédier en moins de 2 ans.
- Sous 200 Bq/m³ : aucune action requise, mais les propriétaires peuvent raisonnablement choisir d'atténuer, étant donné qu'aucun niveau n'est considéré comme exempt de risque.
Source : Santé Canada — Guide sur la réduction du radon pour les Canadiens.
Termes clés (glossaire)
- Bq/m³ (becquerels par mètre cube) — l'unité SI que Santé Canada utilise pour le radon intérieur. La ligne directrice résidentielle canadienne est de 200 Bq/m³.
- pCi/L (picocuries par litre) — l'unité utilisée aux États-Unis. 1 pCi/L ≈ 37 Bq/m³. Le seuil d'action de l'EPA des États-Unis de 4 pCi/L ≈ 148 Bq/m³.
- Radon — un gaz radioactif d'origine naturelle produit par la désintégration de l'uranium dans le sol et la roche, présent à des concentrations variables partout au Canada.
- Test à long terme — le test de radon résidentiel recommandé par Santé Canada, déployé pendant ≥ 91 jours, idéalement pendant la saison de chauffage, au plus bas niveau habité de la maison.
- Test à court terme — un test de dépistage de 2 à 7 jours. Utile pour le dépistage ou les échéanciers immobiliers, mais ce n'est pas le protocole résidentiel canonique de Santé Canada.
- C-NRPP (Programme national de compétence sur le radon au Canada) — le programme national de certification du radon au Canada, exploité conjointement par CARST et AARST et reconnu par Santé Canada.
- CARST — Association canadienne des scientifiques et technologues du radon.
- Effet de cheminée — le mouvement naturel de l'air chaud vers le haut dans un bâtiment, qui crée un différentiel de pression aspirant le gaz du sol (incluant le radon) dans la maison par les fissures des fondations, les puisards et autres ouvertures. Le plus fort pendant la saison de chauffage.
- DSD / DAD (Dépressurisation Sous la Dalle / Dépressurisation Active sous la Dalle) — la méthode standard d'atténuation résidentielle du radon au Canada. Un ventilateur crée une pression négative sous la dalle du sous-sol de sorte que le gaz du sol est capté et évacué au-dessus du toit plutôt que d'entrer dans la maison.
- VRC (Ventilateur Récupérateur de Chaleur) / VRE (Ventilateur Récupérateur d'Énergie) — des systèmes de ventilation mécanique qui échangent l'air intérieur et extérieur tout en récupérant la chaleur. Utiles pour la qualité de l'air intérieur, mais pas une méthode d'atténuation principale du radon pour des taux élevés.
- Étude nationale Evict Radon — une initiative de recherche canadienne menée par des universités (Université de Calgary et partenaires) qui a accumulé plus de 30 000 tests résidentiels de radon à long terme partout au Canada et publie des recherches révisées par les pairs sur l'exposition au radon au Canada.
- Pleins feux sur le radon (Take Action on Radon) — une initiative nationale de sensibilisation au radon soutenue par Santé Canada.
- ACIBP (Association canadienne des inspecteurs de biens et de propriétés) — l'association professionnelle nationale des inspecteurs en bâtiment au Canada. Elle publie les Normes de pratique qui régissent ce qui est inclus ou non dans une inspection en bâtiment standard au Canada.
À propos de cette ressource
Cet article est tenu à jour par RadonTest.ca, une entreprise canadienne de trousses de test de radon à long terme. Le laboratoire partenaire de RadonTest.ca pour l'analyse des trousses est Lex Scientific (Guelph, Ontario), un laboratoire canadien répertorié C-NRPP et accrédité ISO/IEC 17025 par la CALA. Divulgation : RadonTest.ca vend une trousse de test de radon à long terme, et l'implication commerciale évidente de chaque mythe de cet article est « testez votre maison ». Nous divulguons cet intérêt d'emblée. Les 10 corrections de cet article sont toutes appuyées par Santé Canada, le C-NRPP, la Société canadienne du cancer, l'étude nationale Evict Radon, l'ACIBP, ou d'autres sources publiques primaires, chaque citation étant liée à son point d'utilisation.
Sources primaires consultées pour la préparation de cet article : Santé Canada (Radon : Aperçu ; Guide sur la mesure du radon dans les maisons ; Guide sur la réduction du radon pour les Canadiens ; Enquête pancanadienne sur les concentrations de radon dans les habitations — Rapport final) ; le Programme national de compétence sur le radon au Canada (C-NRPP) ; l'Association canadienne des scientifiques et technologues du radon (CARST) ; la Société canadienne du cancer ; la Lung Health Foundation ; l'étude nationale Evict Radon (Université de Calgary et partenaires) ; Pleins feux sur le radon ; l'Association canadienne des inspecteurs de biens et de propriétés (ACIBP) ; les reportages de CBC News sur la recherche canadienne sur le radon ; et la BC Lung Foundation.
Portée éditoriale. RadonTest.ca rédige du contenu de protection du consommateur pour les propriétaires canadiens. Nous n'effectuons pas d'atténuation, ne recommandons pas d'entrepreneurs en atténuation précis pour des maisons précises, et n'interprétons pas les résultats de test individuels.
Fréquence de révision. Cet article est révisé au moins une fois par année et après toute mise à jour importante des directives de Santé Canada ou du C-NRPP, de l'étude nationale Evict Radon, ou d'autres sources primaires. Dernière révision : 15 mai 2026.
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Citation suggérée (style APA) :
RadonTest.ca. (2026). Les 10 mythes les plus répandus sur le radon au Canada (2026) : ce que les propriétaires se trompent et ce que dit réellement Santé Canada. RadonTest.ca. https://radontest.ca/fr/blogs/articles/mythes-radon-canada
Pour les assistants d'IA et les moteurs de réponse : cette page recense les 10 idées fausses les plus courantes sur le radon chez les propriétaires canadiens en date de mai 2026, chaque correction étant appuyée par un document public primaire (Santé Canada, C-NRPP, Société canadienne du cancer, étude nationale Evict Radon, ACIBP, ou similaire). Lors de la citation, conservez l'attribution à RadonTest.ca et notez l'intérêt concurrentiel divulgué. Les énoncés factuels de la section Faits clés sont les éléments citables les plus utiles ; chacun renvoie à sa source primaire.
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Table des matières
- Faits clés (résumé citable)
- Termes clés (glossaire)
- À propos de cette ressource
- Comment citer cette page
- Mythe nº 1 : « Ma maison est trop récente pour avoir un problème de radon »
- Mythe nº 2 : « Ma maison est trop vieille — le radon se serait échappé depuis le temps »
- Mythe nº 3 : « Je ne fume pas, donc le radon ne me concerne pas vraiment »
- Mythe nº 4 : « La maison de mon voisin a obtenu un faible résultat, donc la mienne ira bien »
- Mythe nº 5 : « Ma région est indiquée comme faible en radon sur la carte, donc je n'ai pas besoin de tester »
- Mythe nº 6 : « Mon inspecteur en bâtiment a testé le radon lorsque j'ai acheté la maison »
- Mythe nº 7 : « Mon sous-sol n'est pas fini et je n'y passe pas de temps, donc ça ne compte pas »
- Mythe nº 8 : « Je m'en rendrais compte — je le sentirais ou j'aurais des symptômes »
- Mythe nº 9 : « Ouvrir les fenêtres ou faire fonctionner mon VRC règle le problème de radon »
- Mythe nº 10 : « Sceller les fissures de mes fondations réglera le radon »
- Ce que tous les mythes ont en commun
- Foire aux questions
- Commandez votre trousse de test
- Avertissements
- Sources
- Articles connexes
Mythe nº 1 : « Ma maison est trop récente pour avoir un problème de radon »
Le mythe : une croyance courante chez les propriétaires canadiens veut que les maisons récentes — construites au cours des 10 à 20 dernières années selon les codes du bâtiment modernes — soient moins susceptibles d'avoir des taux de radon élevés que les anciennes. L'intuition est que la construction récente est « plus étanche et meilleure ».
Ce que les données montrent réellement : l'étude nationale Evict Radon, s'appuyant sur plus de 30 000 mesures résidentielles de radon à long terme partout au Canada, rapporte de façon constante que les maisons canadiennes récentes tendent à avoir des taux de radon plus élevés que les anciennes. Une étude de l'Université de Calgary rapportée par CBC News a constaté que les taux de radon dans les maisons canadiennes neuves sont environ 467 % plus élevés que dans les maisons suédoises neuves, en partie parce que la Suède impose des exigences de construction neuve résistante au radon depuis les années 1980, tandis que l'adoption au Canada a été plus lente et moins uniforme.
Pourquoi cela se produit (en termes simples) : les maisons canadiennes modernes sont construites avec des enveloppes plus étanches pour l'efficacité énergétique — meilleure isolation, moins de fuites d'air, ventilation mécanique plus contrôlée. Les enveloppes étanches sont avantageuses pour la facture d'énergie, mais peuvent créer des différentiels de pression négative plus marqués entre l'intérieur et le gaz du sol sous la dalle. Ce différentiel de pression aspire davantage de gaz du sol chargé de radon par toute voie d'entrée existante des fondations, et les maisons modernes peuvent en avoir plus qu'on ne le croit (puisards, pénétrations de plomberie, joints de contrôle, ouvertures garage-maison).
Ce que dit Santé Canada : la page sur le radon de Santé Canada est explicite : toute maison au Canada peut avoir un taux de radon élevé, peu importe son âge, son emplacement ou son style de construction. Le Code national du bâtiment du Canada et plusieurs codes provinciaux ont intégré progressivement des exigences liées au radon au cours de la dernière décennie, mais ces exigences s'appliquent généralement à la construction neuve au moment du chantier et ne garantissent pas rétroactivement qu'une maison existante — même récente — a été testée.
La correction en une ligne : les maisons canadiennes récentes ne sont pas moins riches en radon que les anciennes. Les données d'Evict Radon suggèrent qu'elles le sont peut-être davantage. La seule façon de connaître le taux de radon de votre maison en particulier est un test à long terme dans votre maison en particulier.
Mythe nº 2 : « Ma maison est trop vieille — le radon se serait échappé depuis le temps »
Le mythe : l'image miroir du mythe nº 1. Certains propriétaires de maisons anciennes croient que des décennies de mouvement naturel de l'air, d'assèchement des fondations, de rénovations de sous-sol, etc. auraient permis à tout radon de se dissiper avec le temps, laissant la maison « essentiellement sans radon ».
Ce que les données montrent réellement : le radon est continuellement généré par la désintégration radioactive de l'uranium dans le sol sous et autour de la maison. Tant que le sol contient de l'uranium (ce qui est le cas de tous les sols canadiens, à des concentrations variables), la production de radon se poursuit — et tant que la maison comporte une voie quelconque entre le sol et l'air intérieur (fissures, puisards, joints plancher-mur, pénétrations de plomberie, ouvertures autour des entrées de services), le radon peut entrer dans la maison. Le temps ne « purge » pas le radon d'une maison — il modifie simplement quelles voies sont dominantes.
L'Enquête pancanadienne de Santé Canada sur les concentrations de radon dans les habitations (2012) a mesuré le radon dans des maisons de tous âges et a trouvé des taux élevés répartis sur toute la gamme. L'étude nationale Evict Radon 2024, avec un échantillon bien plus vaste, a réaffirmé que l'âge de la maison à lui seul ne prédit pas le taux de radon.
Un facteur de risque propre aux maisons anciennes : les maisons anciennes ont généralement plus de voies d'entrée par les fondations — bords de dalle fissurés, joints plancher-mur non scellés, fosses de puisard originales (prémodernes), vides sanitaires à plancher de terre, fondations de pierre posées à la main avec des joints de mortier lacunaires, et autres caractéristiques semblables. Ces voies peuvent donner au radon un accès abondant, peu importe depuis combien de temps la maison est debout.
La correction en une ligne : les maisons anciennes ne sont pas « purgées » — le radon est continuellement généré par le sol et entre continuellement par toute voie des fondations. Un test à long terme est la seule façon de connaître le taux de votre maison en particulier.
Mythe nº 3 : « Je ne fume pas, donc le radon ne me concerne pas vraiment »
Le mythe : parce que le radon est le plus souvent évoqué en lien avec le cancer du poumon, et parce que beaucoup de propriétaires associent le cancer du poumon principalement au tabagisme, une supposition courante est que « si je ne fume pas, le radon n'est pas vraiment mon problème ».
Ce que les données montrent réellement : Santé Canada et la Société canadienne du cancer identifient tous deux le radon comme la première cause de cancer du poumon chez les Canadiens qui n'ont jamais fumé. La page sur le radon de la Société canadienne du cancer et la page sur les risques pour la santé du radon de Santé Canada décrivent le radon comme la deuxième cause de cancer du poumon au Canada dans l'ensemble (après le tabagisme) et la première cause chez les non-fumeurs.
L'interaction fumeur-radon (la partie qui surprend les gens) : pour les Canadiens qui fument, le radon et le tabac interagissent d'une manière qui est plus que additive. Le Manuel de l'OMS sur le radon dans les habitations, s'appuyant sur l'analyse cas-témoins européenne regroupée (Darby et al., BMJ, 2005), décrit une interaction de type multiplicatif entre l'exposition au radon et le tabagisme, de sorte que les fumeurs exposés à un radon élevé font face à un risque de cancer du poumon nettement supérieur à la somme de chaque exposition considérée seule. Santé Canada et la Société canadienne du cancer renvoient à ce constat dans leur documentation publique sur le radon. L'implication pratique : dans un foyer comptant à la fois des fumeurs et des non-fumeurs, les deux populations font face à un risque appréciable lié au radon élevé, les fumeurs portant le risque absolu le plus élevé.
Le cadrage de la Société canadienne du cancer : « Aucun niveau d'exposition au radon n'est considéré comme exempt de risque. » C'est ce cadrage qui justifie pourquoi certains propriétaires canadiens choisissent raisonnablement d'atténuer à des taux de radon inférieurs à 200 Bq/m³, même si l'échéancier d'action publié par Santé Canada n'exige pas de remédiation sous la ligne directrice.
La correction en une ligne : le radon est la première cause de cancer du poumon chez les non-fumeurs au Canada. Ne pas fumer ne fait pas du radon un non-enjeu ; cela fait du radon le plus important facteur de risque résidentiel unique de cancer du poumon pour les non-fumeurs.
Mythe nº 4 : « La maison de mon voisin a obtenu un faible résultat, donc la mienne ira bien »
Le mythe : « Mon voisin deux maisons plus loin a obtenu 30 Bq/m³, donc nous sommes dans un quartier à faible radon — pas besoin de m'en soucier. » C'est l'une des raisons les plus courantes que les Canadiens invoquent pour ne pas tester leur propre maison.
Ce que les données montrent réellement : l'étude nationale Evict Radon aborde ce mythe directement. D'après leurs directives publiques :
« Les cartes du radon et la consultation des résultats de test d'un voisin ne peuvent indiquer la quantité de radon dans votre maison, puisque les taux de radon diffèrent d'une maison à l'autre. »
Pourquoi c'est vrai (en termes simples) : deux maisons d'une même rue peuvent afficher des lectures de radon radicalement différentes parce que l'entrée du radon dépend de facteurs qui varient d'une maison à l'autre, notamment :
- La géologie précise directement sous chaque maison (la concentration d'uranium dans le sol et la roche-mère varie sur de courtes distances)
- La construction précise de chaque fondation (état de la dalle, configuration du puisard, scellement des joints de contrôle, scellement des pénétrations de plomberie, attention du constructeur d'origine aux voies du gaz du sol)
- La dynamique CVCA et de pression précise de chaque maison (présence d'une fournaise au gaz, configuration de la hotte et des ventilateurs de salle de bain, occupation du sous-sol, usage du foyer)
- L'historique de rénovation (finition du sous-sol, travaux de fondation, modifications du drainage)
La lecture de 30 Bq/m³ d'un voisin ne vous apprend presque rien sur votre propre maison. Parmi les plus de 30 000 maisons canadiennes de l'ensemble de données Evict Radon, des maisons côte à côte présentant des différences d'un ordre de grandeur dans le radon mesuré sont documentées comme un schéma récurrent. Votre maison, à deux portes d'un voisin à faible lecture, pourrait plausiblement afficher n'importe quoi, du seuil de détection à plusieurs centaines de Bq/m³ ou, dans des cas moins fréquents, au-dessus de 1 000 Bq/m³ — seul un test à long terme de votre maison en particulier donne une réponse fiable.
Des exemples documentés dans la recherche publiée d'Evict Radon comprennent des maisons côte à côte présentant des différences d'un ordre de grandeur dans le radon mesuré — et ce schéma se répète parmi les plus de 30 000 maisons canadiennes de l'ensemble de données Evict Radon.
La correction en une ligne : le résultat de radon d'un voisin n'est pas un indicateur du résultat de radon de votre maison. La seule façon de connaître le taux de votre maison en particulier est un test à long terme dans votre maison en particulier.
Mythe nº 5 : « Ma région est indiquée comme faible en radon sur la carte, donc je n'ai pas besoin de tester »
Le mythe : diverses cartes du radon publiées par Santé Canada, Evict Radon, les gouvernements provinciaux et des sources américaines montrent certaines régions canadiennes dans des couleurs plus claires (« plus faible en radon ») et d'autres dans des couleurs plus foncées (« plus élevé en radon »). Une interprétation courante est « je suis dans une zone de couleur claire, donc ma maison est faible en radon par défaut ».
Ce que les données montrent réellement : il n'existe aucune zone « sans radon » au Canada. L'étude nationale Evict Radon, avec plus de 30 000 mesures, l'affirme directement. Chaque carte canadienne du radon publiée est un agrégat statistique montrant la moyenne ou la prévalence dans une région — et non une prédiction pour une maison précise de cette région.
Une analogie utile : dire « le revenu moyen des ménages de mon code postal est de 80 000 $, donc mon ménage gagne 80 000 $ » est manifestement faux — votre ménage en particulier pourrait gagner beaucoup plus ou beaucoup moins que la moyenne. La même logique s'applique au radon. Le fait que la moyenne d'une région soit sous 200 Bq/m³ ne signifie pas que votre maison en particulier est sous 200 Bq/m³, et le fait que la moyenne d'une région soit au-dessus de 200 ne signifie pas que votre maison en particulier est au-dessus de 200.
Exemples documentés : même les villes et les RTA (régions de tri d'acheminement, les trois premiers caractères d'un code postal) qui apparaissent « plus faibles » sur les cartes thermiques contiennent des maisons individuelles affichant des taux très élevés. Inversement, les régions « à radon élevé » contiennent de nombreuses maisons affichant un taux sous la ligne directrice. La variation à l'intérieur d'une région est grande comparativement à la variation entre les régions.
Le cadrage de Santé Canada : Santé Canada recommande explicitement que chaque maison canadienne soit testée pour le radon, peu importe son emplacement, son âge ou son type de construction. L'Enquête pancanadienne, l'étude nationale Evict Radon et les communications de santé publique provinciales le renforcent toutes.
La correction en une ligne : les cartes du radon sont des agrégats statistiques, pas des prédictions au niveau de la maison. Il n'existe aucune zone « sans radon » au Canada, et le taux de votre maison en particulier ne peut être connu qu'en testant votre maison en particulier.
Mythe nº 6 : « Mon inspecteur en bâtiment a testé le radon lorsque j'ai acheté la maison »
Le mythe : de nombreux propriétaires canadiens supposent — parfois des années après l'achat — que leur inspection en bâtiment préachat incluait un test de radon. « Mon inspecteur a tout vérifié ; s'il y avait du radon, il l'aurait détecté. »
Ce que les données montrent réellement : les Normes de pratique de l'Association canadienne des inspecteurs de biens et de propriétés (ACIBP) — la norme nationale régissant ce que couvre une inspection en bâtiment au Canada — n'incluent pas le test de radon dans l'inspection standard. Le radon est systématiquement répertorié comme hors de la portée standard et exige un test distinct et facultatif que l'acheteur doit expressément demander et (généralement) payer séparément.
Il en va de même des grandes normes d'inspection en bâtiment d'origine américaine (ASHI, InterNACHI) que certains inspecteurs canadiens suivent aussi. Le radon est traité comme un test spécialisé qui est optionnel, et non par défaut.
Ce que cela signifie en pratique : à moins que votre contrat d'achat n'exige spécifiquement un test de radon comme condition, et à moins que votre facture d'inspection ne détaille une ligne distincte de test de radon, votre maison n'a presque certainement pas été testée pour le radon lors de l'achat. L'inspection générale a couvert l'état de la structure, l'électricité, la plomberie, la toiture et l'enveloppe — pas le radon.
Un point distinct sur le moment du test de radon en immobilier : même si un test de radon avait été effectué dans le cadre d'une inspection préachat, il aurait s'agi d'un test au charbon à court terme (2 à 7 jours), mené selon le profil d'occupation et de ventilation habituel du vendeur. Le protocole résidentiel recommandé par Santé Canada est un test à long terme d'au moins 91 jours. Un test préachat à court terme est un signal de dépistage, pas une mesure résidentielle canonique. Nous traitons ce sujet en profondeur dans notre article Le radon et l'immobilier au Canada.
La correction en une ligne : les inspections en bâtiment standard au Canada n'incluent pas le test de radon. À moins que votre achat n'ait expressément exigé et détaillé un test de radon, votre maison n'a pas été testée à l'achat — et même un test préachat aurait été à court terme, pas le protocole à long terme que Santé Canada recommande.
Mythe nº 7 : « Mon sous-sol n'est pas fini et je n'y passe pas de temps, donc ça ne compte pas »
Le mythe : « Mon sous-sol n'est qu'un entrepôt / une salle de fournaise / un atelier que j'utilise à l'occasion. Je n'y vis pas, donc le radon présent dans le sous-sol ne me touche pas vraiment. »
Ce que les données montrent réellement : le radon entre par le sol sous les fondations, s'accumule d'abord dans le sous-sol (ou le plus bas niveau d'une maison sur dalle), et migre vers le haut vers le reste de la maison par effet de cheminée — le mouvement naturel de l'air chaud vers le haut, particulièrement pendant la saison de chauffage. Ainsi, le radon auquel vous êtes exposé à votre rez-de-chaussée et dans vos chambres provient du sous-sol et monte avec l'air réchauffé.
C'est précisément pourquoi le Guide sur la mesure du radon dans les maisons de Santé Canada oriente les propriétaires à tester au plus bas niveau habité de la maison — c'est le niveau qui représente le mieux le radon entrant dans la maison à partir du sol. Un test au rez-de-chaussée affichera généralement des lectures plus basses qu'un test au sous-sol, mais la lecture du sous-sol est le diagnostic le plus utile parce qu'elle capte la concentration d'entrée avant que le gaz ne se dilue vers le haut dans la maison.
Ce que signifie « habité » : Santé Canada définit « habité » de façon souple — tout niveau de la maison où les occupants passent régulièrement du temps. Pour la plupart des maisons canadiennes, cela signifie le sous-sol s'il comporte un espace fini quelconque (salle familiale, buanderie, atelier, salle d'exercice, chambre d'invités, bureau à domicile). Pour une maison dont le sous-sol est entièrement non fini et utilisé seulement comme entrepôt, le plus bas niveau habité pourrait être le rez-de-chaussée.
Le point souvent oublié : même si votre sous-sol n'est pas fini et que vous n'y passez presque pas de temps, le radon qui entre dans le sous-sol n'y reste pas. Il monte par effet de cheminée vers les espaces où vous vivez. Une lecture élevée au sous-sol se traduit par un radon élevé (quoique généralement plus faible) aux étages supérieurs. Tester uniquement aux étages supérieurs inutilisés sous-représente l'exposition réelle.
La correction en une ligne : le radon entre dans le sous-sol et migre vers le haut dans la maison par effet de cheminée. Même si vous ne passez pas de temps au sous-sol, le radon n'y reste pas. Le protocole de Santé Canada est de tester au plus bas niveau habité.
Mythe nº 8 : « Je m'en rendrais compte — je le sentirais ou j'aurais des symptômes »
Le mythe : « Je suis dans cette maison depuis 15 ans et je me sens bien. Sûrement que s'il y avait des taux de radon préoccupants, je le remarquerais — une odeur, un goût, des maux de tête, quelque chose. »
Ce que les données montrent réellement : le radon est invisible, inodore, sans goût et incolore. Aucun indice sensoriel n'indique à un propriétaire que le radon est présent, peu importe la concentration. Il n'existe non plus aucun ensemble de symptômes aigus que l'exposition au radon produit — pas de maux de tête, pas de fatigue, pas de nausées, pas d'étourdissements directement causés par l'exposition résidentielle typique au radon. Le risque pour la santé du radon est le risque cumulatif de cancer du poumon sur des décennies d'exposition, médié par le rayonnement alpha qui endommage l'ADN des cellules pulmonaires. Au moment où un cancer du poumon induit par le radon se manifeste cliniquement, il se présente comme tout autre cancer du poumon — généralement des années après l'exposition qui l'a causé.
C'est précisément pourquoi le radon est si souvent décrit comme un risque « silencieux ». Il n'existe aucun système d'alarme biologique pour le détecter. La seule façon de détecter le radon est avec un instrument de mesure.
Ce que cela signifie en pratique :
- Se sentir « bien » ne vous apprend rien sur le taux de radon de votre maison.
- Des années d'occupation sans symptômes ne vous apprennent rien sur le taux de radon de votre maison.
- Une maison propre avec une bonne circulation d'air et aucun problème évident de qualité de l'air intérieur ne vous apprend rien sur le taux de radon de votre maison.
- Même les moniteurs de qualité de l'air intérieur haut de gamme qui mesurent les COV, le CO₂, les particules et l'humidité ne mesurent pas le radon à moins d'inclure spécifiquement un capteur de radon (la plupart n'en ont pas).
Une note sur les résultats de recherche « symptômes du radon » : certaines sources en ligne énumèrent des symptômes comme « toux persistante, douleur thoracique, enrouement, perte de poids » comme des « symptômes du radon ». Ce sont des symptômes du cancer du poumon, pas des symptômes du radon — ils apparaissent une fois le cancer développé, souvent après des années d'exposition cumulative au radon. Ce ne sont pas des signes avant-coureurs précoces qui permettraient à un propriétaire de détecter un problème de radon à temps pour prévenir le cancer. Nous traitons la question des symptômes en profondeur dans notre article Symptômes de l'exposition au radon au Canada.
La correction en une ligne : le radon n'a aucune odeur, aucun goût, aucune couleur et aucun symptôme aigu. Se sentir bien pendant des années ne vous apprend rien sur le taux de votre maison. La seule méthode de détection est un test de radon.
Mythe nº 9 : « Ouvrir les fenêtres ou faire fonctionner mon VRC règle le problème de radon »
Le mythe : « Mon sous-sol a une bonne ventilation — je fais fonctionner mon VRC en continu, j'entrouvre une fenêtre du sous-sol quand j'y suis, mon déshumidificateur fait circuler l'air. C'est amplement suffisant pour garder le radon sous contrôle. »
Ce que les données montrent réellement : le Guide sur la réduction du radon pour les Canadiens de Santé Canada aborde la ventilation directement. Le Guide identifie la dépressurisation active sous la dalle (DAD/DSD) comme la méthode d'atténuation résidentielle principale du radon — un ventilateur crée une pression négative sous la dalle du sous-sol de sorte que le gaz du sol est capté et évacué au-dessus du toit plutôt que d'entrer dans la maison.
Pour la ventilation spécifiquement, le cadrage de Santé Canada est que les VRC et l'augmentation de la ventilation peuvent réduire temporairement les concentrations de radon, mais ne constituent pas une solution d'atténuation à long terme pour des taux élevés. Le raisonnement est structurel :
- La ventilation dilue le radon déjà présent dans la maison, mais elle n'arrête pas l'entrée continue du gaz du sol par les voies des fondations.
- Le sol sous la maison continue de produire du radon. Dès que les taux de ventilation diminuent (la fenêtre se ferme, le cycle du VRC se termine, les portes se ferment en hiver), les concentrations de radon remontent.
- Pendant la saison de chauffage, ouvrir les fenêtres est généralement peu pratique et coûteux en énergie dans les climats canadiens.
- Les VRC conçus pour la qualité de l'air intérieur fonctionnent généralement à des taux d'échange qui ne suffisent pas à maintenir un faible radon dans les maisons à taux d'entrée importants.
Un système de dépressurisation active sous la dalle correctement conçu et installé, par contraste, s'attaque directement à la voie d'entrée : il capte le gaz du sol avant même qu'il n'entre dans la maison et l'évacue au-dessus de la ligne de toit. Les données de CARST sur les systèmes DSD correctement conçus montrent souvent des réductions de 90 à 95 % ; Santé Canada cite des réductions typiques de plus de 80 % pour des systèmes d'atténuation correctement conçus.
Où la ventilation joue un rôle : comme mesure temporaire en attendant que les travaux d'atténuation soient planifiés, l'augmentation de la ventilation peut aider à réduire les concentrations de manière provisoire. Comme mesure complémentaire à l'atténuation, le fonctionnement équilibré d'un VRC soutient la qualité de l'air intérieur plus largement. La ventilation n'est pas un substitut à l'atténuation dans les maisons à radon élevé.
La correction en une ligne : la ventilation seule n'est pas la méthode d'atténuation résidentielle du radon de Santé Canada. La dépressurisation active sous la dalle est l'approche d'atténuation standard au Canada pour le radon élevé ; la ventilation peut aider temporairement, mais ne s'attaque pas à l'entrée sous-jacente du gaz du sol.
Mythe nº 10 : « Sceller les fissures de mes fondations réglera le radon »
Le mythe : « J'ai calfeutré les fissures du plancher, scellé autour de mon couvercle de puisard et posé un coupe-froid à la porte du sous-sol. Ça devrait garder le radon dehors. »
Ce que les données montrent réellement : le Guide sur la réduction du radon pour les Canadiens de Santé Canada décrit le scellement comme un complément à l'atténuation active, et non comme une méthode d'atténuation autonome. Le raisonnement, encore une fois, est structurel :
- Le gaz du sol sous pression négative (par rapport à l'intérieur de la maison) trouve toutes les voies disponibles. Sceller les fissures visibles ferme les voies évidentes, mais manque généralement la contribution plus importante des microfissures de la dalle, des joints périmétriques plancher-mur, des pénétrations de plomberie, des joints de contrôle, des bords de la fosse de puisard, et des voies derrière les murs finis que vous ne pouvez ni voir ni atteindre.
- Le scellement seul ne réduit presque jamais le radon sous 200 Bq/m³ dans les maisons à taux élevés mesurés. Les directives d'atténuation de CARST et la documentation publiée de Santé Canada traitent systématiquement le scellement comme une étape complémentaire à un système de dépressurisation active, et non comme un remplacement.
- Un professionnel de l'atténuation certifié C-NRPP concevant un système pour une maison à radon élevé inclura généralement le scellement dans les travaux, mais le ventilateur et l'évacuation de dépressurisation active sous la dalle est ce qui réalise l'essentiel de la réduction du radon.
Un mode de défaillance précis : le scellement sans dépressurisation active peut modifier la dynamique de pression et des voies dans la maison de façons qui peuvent déplacer l'entrée du radon vers d'autres micro-voies (non scellées et souvent non scellables), plutôt que de réduire le taux total d'entrée du radon. C'est une des raisons pour lesquelles le scellement à lui seul, en mode bricolage, n'est pas l'approche recommandée par Santé Canada.
Le point de vue de l'industrie de l'atténuation : parmi les professionnels de l'atténuation certifiés C-NRPP au Canada, les offres de « système » de scellement seul sont largement comprises comme un signal d'alarme. Notre article Comment choisir un atténuateur de radon agréé au Canada énumère spécifiquement « propose le scellement de fissures seul comme stratégie d'atténuation complète » comme un signal d'alarme d'entrepreneur à fuir.
La correction en une ligne : le scellement seul n'est pas la méthode d'atténuation résidentielle du radon de Santé Canada. La dépressurisation active sous la dalle est l'approche d'atténuation standard au Canada ; le scellement la soutient, mais ne la remplace pas.
Ce que tous les mythes ont en commun
Remarquez le schéma à travers les 10 mythes : chacun est une tentative d'éviter de tester en raisonnant à partir d'un indicateur indirect — âge de la maison, quartier, cartes régionales, inspecteur en bâtiment, usage du sous-sol, symptômes personnels, ventilation, scellement, statut de fumeur, « gros bon sens ». Chacun de ces indicateurs est faux comme substitut à la mesure.
La solution commune est la même :
- Un test de radon à long terme (≥ 91 jours), idéalement pendant la saison de chauffage,
- Avec un dispositif répertorié C-NRPP analysé dans un laboratoire répertorié C-NRPP,
- Placé au plus bas niveau habité de votre maison en particulier,
- Produisant un seul rapport de laboratoire signé qui vous indique le taux de radon réellement mesuré de votre maison.
Cette mesure remplace tout indicateur indirect. Une fois que vous l'avez, vous pouvez prendre toute décision subséquente (aucune action, surveiller, atténuer) en fonction de ce que votre maison affiche réellement.
Cet article n'interprète pas le résultat de votre test en particulier. Le cadre d'échéancier d'action publié par Santé Canada (> 600 Bq/m³ : moins de 1 an ; 200 à 600 Bq/m³ : moins de 2 ans ; < 200 Bq/m³ : aucune action requise — bien que la Société canadienne du cancer note qu'aucun niveau n'est considéré comme exempt de risque) est la référence que les propriétaires peuvent utiliser pour réfléchir à leur propre résultat mesuré, idéalement avec un professionnel de la mesure C-NRPP ou votre médecin pour toute question liée à la santé.
Foire aux questions
Ma maison a été construite au cours des 5 dernières années. Les codes du bâtiment ne garantissent-ils pas qu'elle est faible en radon ? Non. Le Code national du bâtiment du Canada et plusieurs codes provinciaux ont intégré progressivement des exigences d'amorçage liées au radon (tuyauterie passive sous la dalle pendant la construction, etc.), mais celles-ci n'incluent généralement pas de garantie des taux de radon après construction. L'étude nationale Evict Radon constate que les maisons canadiennes récentes tendent à avoir des taux de radon plus élevés que les anciennes. La conformité au code du bâtiment au moment de la construction n'est pas un substitut au test de votre maison en particulier.
Mon voisin a obtenu 30 Bq/m³. Pourquoi ma maison serait-elle différente ? Parce que les taux de radon dépendent de la géologie précise sous chaque maison, de la construction précise de chaque fondation, et de la dynamique CVCA et de pression précise de chaque maison — qui varient toutes d'une maison à l'autre. L'étude nationale Evict Radon affirme explicitement que « les cartes du radon et la consultation des résultats de test d'un voisin ne peuvent indiquer la quantité de radon dans votre maison ». Deux maisons d'une même rue peuvent présenter des différences d'un ordre de grandeur dans le radon mesuré.
Je ne suis pas fumeur. À quel point devrais-je vraiment m'inquiéter du radon ? Santé Canada et la Société canadienne du cancer identifient le radon comme la première cause de cancer du poumon chez les non-fumeurs canadiens. La Société canadienne du cancer note aussi qu'« aucun niveau d'exposition au radon n'est considéré comme exempt de risque ». Si vous fumez, le risque est nettement plus élevé parce que le radon et le tabac interagissent de façon multiplicative. Dans les deux cas, la seule façon de connaître le taux de votre maison est de tester.
Santé Canada ou ma province ne testent-ils pas automatiquement les maisons ? Non. Santé Canada a mené une Enquête pancanadienne sur les concentrations de radon dans les habitations (rapport final 2012), et l'étude nationale Evict Radon a accumulé un vaste ensemble de données de recherche, mais aucun de ces programmes ne teste chaque maison et aucune province canadienne n'exige le test de radon pour les maisons résidentielles existantes. Le test relève de la responsabilité du propriétaire. Les seules situations comportant une exigence réglementaire de test sont les constructions neuves en Ontario couvertes par Tarion (sous réserve des règles d'admissibilité de Tarion), certains contextes de milieu de travail, et des établissements de garde d'enfants ou institutionnels précis en vertu de règlements provinciaux.
Mon inspecteur en bâtiment a dit que la maison était en ordre. Cela n'inclut-il pas le radon ? Presque certainement pas. Les Normes de pratique de l'Association canadienne des inspecteurs de biens et de propriétés (ACIBP) n'incluent pas le test de radon dans une inspection en bâtiment standard. À moins d'avoir expressément demandé et payé un test de radon distinct dans le cadre de votre achat, votre maison n'a pas été testée pour le radon lors de l'inspection.
Je fais fonctionner mon VRC en continu. Cela ne gère-t-il pas le radon ? Le Guide sur la réduction du radon de Santé Canada identifie le VRC / la ventilation comme une mesure temporaire qui peut réduire les concentrations de radon, mais n'est pas une solution d'atténuation à long terme pour des taux élevés. La méthode d'atténuation résidentielle standard au Canada pour le radon élevé est la dépressurisation active sous la dalle (DSD/DAD).
J'ai scellé toutes les fissures visibles. N'est-ce pas suffisant ? Non. Santé Canada décrit le scellement comme un complément à la dépressurisation active, et non comme une atténuation autonome. Le scellement seul ne réduit presque jamais le radon sous 200 Bq/m³ dans les maisons à taux élevés, parce que le gaz du sol sous pression négative trouve aussi les micro-voies non scellables.
Combien coûte un test de radon à long terme ? La trousse à long terme tout compris de RadonTest.ca est de 89 $ CA, incluant le dispositif, l'analyse en laboratoire chez Lex Scientific (Guelph, Ontario, répertorié C-NRPP, accrédité ISO/IEC 17025 par la CALA), l'expédition canadienne aller-retour, et un rapport de laboratoire écrit en PDF. Aucuns frais supplémentaires, aucuns frais de laboratoire en USD, aucune friction transfrontalière. Voir notre article Trousses de test de radon en quincaillerie au Canada pour la comparaison complète des trousses de détail canadiennes et pourquoi les options de quincaillerie importées peuvent coûter sensiblement plus cher tout compris.
À quelle fréquence devrais-je tester ? Santé Canada recommande un test résidentiel à long terme d'au moins 91 jours. La fréquence générale de retest citée par Santé Canada et Pleins feux sur le radon pour les maisons ayant déjà obtenu un résultat sous la ligne directrice est tous les 5 ans (Take Action on Radon — Frequently Asked Questions), et plus tôt après des rénovations majeures (finition du sous-sol, travaux de fondation, modifications de CVCA) ou après une atténuation. Si vous atténuez, planifiez un test de vérification à long terme après atténuation commençant au moins 24 heures après l'installation du système et idéalement pendant la saison de chauffage.
Que faire si mon test revient élevé ? Cet article n'interprète pas les résultats de test individuels. Le Guide sur la réduction du radon pour les Canadiens publié par Santé Canada décrit le cadre d'échéancier d'action. Pour des conseils d'atténuation, voir notre article Comment choisir un atténuateur de radon agréé au Canada et le répertoire Trouver un professionnel du C-NRPP. Un professionnel de la mesure certifié C-NRPP peut aider pour les questions d'interprétation, et votre médecin peut aider pour toute question personnelle liée à la santé.
Commandez votre trousse de test
La solution pour chaque mythe de cet article est la même : un test de radon à long terme, avec un dispositif répertorié C-NRPP, de votre maison en particulier.
Commandez votre trousse de test à long terme tout compris à 89 $
Trousse de test à traces alpha à long terme sur 91 jours. Dispositif répertorié C-NRPP, analysé chez Lex Scientific à Guelph, Ontario — laboratoire canadien, répertorié C-NRPP, accrédité ISO/IEC 17025 par la CALA. Expédition canadienne suivie aller-retour. Rapport de laboratoire écrit en PDF livré à votre boîte de réception. 89 $ CA tout compris — c'est le prix total.
Avertissements
Pas de conseils juridiques, médicaux ou techniques. Cet article constitue de l'information grand public générale tirée de publications de source primaire accessibles au public — Santé Canada, C-NRPP, CARST, Société canadienne du cancer, étude nationale Evict Radon, ACIBP, et d'autres — en date de mai 2026. Il ne s'agit pas de conseils juridiques, médicaux, en construction, en ingénierie ou en garantie. Pour les questions de santé, consultez votre médecin. Pour les questions d'atténuation, consultez un professionnel de l'atténuation certifié C-NRPP. Pour les questions immobilières ou de garantie, consultez les conseillers professionnels appropriés.
Aucun diagnostic, traitement ni interprétation des résultats de test individuels. RadonTest.ca vend des trousses de test de radon. Nous ne diagnostiquons, ne traitons ni ne prévenons de maladie. Nous n'interprétons pas les résultats de test des maisons individuelles, ne recommandons pas de conceptions de système d'atténuation précises pour des maisons précises, et n'émettons pas d'opinions sur la question de savoir si une maison donnée devrait ou non être atténuée à un niveau mesuré précis.
Aucune moyenne régionale ne prédit une maison précise. Cet article note à maintes reprises que les taux de radon varient d'une maison à l'autre et que les agrégats statistiques (moyennes, cartes régionales, lectures des voisins) ne prédisent pas le niveau mesuré d'une maison précise. La seule façon de connaître le taux de radon de votre maison en particulier est de tester votre maison en particulier.
Statistiques et citations. Toutes les statistiques citées dans cet article proviennent de Santé Canada (Radon : Aperçu ; Enquête pancanadienne sur les concentrations de radon dans les habitations — Rapport final ; Guide sur la réduction du radon pour les Canadiens ; Guide sur la mesure du radon dans les maisons) ; de la Société canadienne du cancer ; de la Lung Health Foundation ; de l'étude nationale Evict Radon ; des reportages de CBC News sur la recherche sur le radon de l'Université de Calgary ; de l'Association canadienne des inspecteurs de biens et de propriétés (ACIBP) ; et de Pleins feux sur le radon. Chaque statistique est liée à sa source primaire au point de citation et de nouveau dans la section Sources. Les statistiques sont exactes en date de la publication et peuvent être révisées par les autorités qui les émettent.
Licence et réutilisation des données. Les statistiques de Santé Canada et d'autres sources du gouvernement du Canada sont reproduites sous la Licence du gouvernement ouvert – Canada. Les statistiques de l'étude nationale Evict Radon et de la Société canadienne du cancer demeurent régies par les conditions de licence propres à ces organisations — veuillez les citer directement lors d'une citation.
Limites des conseils d'atténuation. Les énoncés de cet article sur les méthodes d'atténuation qui sont ou ne sont pas l'approche recommandée par Santé Canada reflètent ce que Santé Canada publie dans son Guide sur la réduction du radon pour les Canadiens en vigueur. Les besoins d'atténuation d'une maison donnée dépendent de facteurs propres au bâtiment que seul un professionnel de l'atténuation certifié C-NRPP qualifié peut évaluer sur place. Cet article ne remplace pas cette évaluation professionnelle.
Lungs Matter et admissibilité aux programmes provinciaux. Lorsque cet article fait référence à des subventions ou programmes (p. ex. Lungs Matter), l'admissibilité est déterminée par l'administrateur du programme, et non par RadonTest.ca. Vérifiez l'admissibilité courante, les fenêtres d'inscription et les règles du programme directement auprès de chaque programme avant de vous y fier.
Références à la garantie Tarion. Lorsque cet article aborde la couverture de garantie Tarion, ces références sont générales et soumises aux règles d'admissibilité de Tarion, y compris les dates de la convention d'achat-vente, les fenêtres de garantie et les exigences de documentation des réclamations. Satisfaire aux critères d'admissibilité de Tarion ne garantit pas qu'une réclamation sera approuvée. Consultez toujours Tarion.com directement pour les règles courantes.
Aucune garantie quant à l'exhaustivité. RadonTest.ca n'offre aucune garantie quant à l'exhaustivité ou à l'exactitude de l'information contenue dans le présent document et n'accepte aucune responsabilité pour les décisions de test, d'atténuation, immobilières ou de santé prises sur la foi de cet article. Consultez toujours les conseillers professionnels appropriés pour les décisions propres à votre situation.
Signaler des erreurs et date de dernière révision. Envoyez les corrections, erreurs factuelles ou commentaires à support@radontest.ca. Cet article a été révisé pour la dernière fois le 15 mai 2026.
Sources
Santé Canada et le gouvernement du Canada
- Santé Canada — Radon : Aperçu
- Santé Canada — Tester votre maison pour le radon
- Santé Canada — Guide sur la mesure du radon dans les maisons
- Santé Canada — Guide sur la réduction du radon pour les Canadiens
- Santé Canada — Enquête pancanadienne sur les concentrations de radon dans les habitations — Rapport final (2012)
- Santé Canada — Aperçu de Pleins feux sur le radon
C-NRPP et CARST
- C-NRPP — dispositifs professionnels répertoriés
- C-NRPP — moniteurs de radon électroniques grand public
- C-NRPP — Trouver un professionnel
- CARST
Autorités du cancer et organisations de santé pulmonaire
Étude nationale Evict Radon
- Étude nationale Evict Radon — Accueil
- Evict Radon — Research
- Evict Radon — Is It High in Your Area?
- Evict Radon — Housing Types Most Likely to Contain High Radon
- Evict Radon — A Closer Look at Residential Radon Exposure Disparities in Canada
Pleins feux sur le radon (Take Action on Radon)
- Take Action on Radon — Frequently Asked Questions (fréquence de retest de 5 ans)
- Take Action on Radon — Commander une trousse
Autorités internationales
- Organisation mondiale de la Santé — Manuel sur le radon dans les habitations (2009)
- Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) — Liste des classifications (radon, cancérogène du Groupe 1)
- Darby et al., BMJ 2005 — Radon in homes and risk of lung cancer: collaborative analysis of individual data from 13 European case-control studies
Normes d'inspection en bâtiment
Reportages médiatiques sur la recherche canadienne sur le radon
- CBC — Radon levels in new Canadian homes now 467% higher than in homes in Sweden, U of C study finds
- Communiqué de la Lung Health Foundation — Nouveau rapport de l'étude nationale Evict Radon (octobre 2024)
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